Tronches peintes

Tranches peintes
Peinture sur tranche du livre de Philidor L’analyse des Échecs imprimée en 1790.

La pratique de cacher des peintures sur la tranche des livres fut assez populaire de 1650 à la fin du XIXe. Il en existait deux sortes.  La première est peinte directement sur le livre fermé et sera visible directement sur la gouttière. La seconde est réalisée lorsque le livre est ouvert, le principe consistait à cacher un petit morceau de l’illustration sur l’extrême bord de la surface des pages, invisible quand le livre était fermé, mais dès que l’on pliait doucement les pages, la peinture se dévoilait.

Certaines questions personnelles

En 1897, Herbert George Wells publie un essai intitulé Certaines questions personnelles (Certain Personal Matters), où dans un des articles, il livre sa vision peu aimable des Échecs : « Il n’y a pas de bonheur aux Échecs. La passion pour jouer aux Échecs est l’une des plus inexplicables dans ce monde ». En fait, comme beaucoup de joueurs, il entretenait avec ce jeu une relation ambivalente de haine et de passion mêlées.

Herbert George Wells« La passion pour le jeu d’Échecs est une des plus inexplicables dans le monde. Elle gifle la théorie de la sélection naturelle en plein visage. Les Échecs sont la plus absorbante des occupations ; le moins satisfaisant des désirs ; une excroissance inutile de la vie. Ils anéantissent un homme. Admettons que vous ayez un politicien prometteur ou un artiste en plein essor que vous voulez détruire. Le poignard ou la bombe seront archaïques, maladroits et peu fiables ; mais lui apprendre, lui inoculer les Échecs ! C’est peut-être une bonne chose que la façon convenable d’enseigner les Échecs soit si peu connue que, par conséquent et dans la plupart des cas, la réalisation du complot échouera : le poignard manquera son but. Autrement, nous serions tous des joueurs d’Échecs et il ne resterait personne pour conduire les affaires du monde. Nos hommes d’État resteraient devant leur échiquier de poche alors que le pays irait au diable, notre armée s’enterrerait elle-même dans la fascination de l’échiquier, nos gagneurs de pain oublieraient leurs épouses dans la recherche d’impossibles mats. Le monde entier serait désorganisé. Je peux imaginer cet hypnotisme abominable si imbriqué dans la constitution des hommes que les cochers conduiraient leurs équipages avec des mouvements de Cavaliers vers le haut et le bas de Charing Cross Road. De temps à autre, on trouverait un suicidé avec ce pitoyable message épinglé sur la poitrine : « J’ai fait échec avec ma dame trop tôt. Je ne peux plus supporter cette pensée ». Aucun remords ne peut égaler celui que l’on ressent aux Échecs.

Seulement, et comme on dit, heureusement, on nous apprend à jouer aux Échecs à l’envers. On pose l’échiquier devant le débutant avec toutes les pièces prêtes à en découdre, seize de chaque côté, avec six possibilités de coups, et le pauvre diable est tout simplement accablé et terrifié. Beaucoup de choses se passent, la plupart désagréables, puis vient un mat imminent qui se profile à travers les brumes des pièces. Alors, le débutant quitte les lieux, frappé de terreur, mais indemne, croyant secrètement que tous les joueurs d’Échecs ne sont que des charlatans et que les Échecs intelligents, qui ne sont ni aléatoires ni appris par cœur, se trouvent dans une dimension au-delà de l’intelligence humaine. Mais il s’agit clairement d’une méthode d’apprentissage qui n’a aucun sens. Avant que le débutant ne comprenne comment débute la partie, il doit assurément en comprendre la fin ; comment peut-il commencer à jouer avant qu’il ne connaisse la raison pour laquelle il joue ? C’est comme faire démarrer une course et laisser les athlètes chercher où l’on a caché la ligne d’arrivée. Le vrai professeur d’Échecs, celui qui distille le poison avec subtilité, le fourbe Comus qui transforme les hommes en joueurs d’Échecs, commence entièrement à l’envers. Disons qu’il vous donnera un Roi, une Dame et un pion qui seront placés négligemment sur l’échiquier dans des positions vraisemblables. Vous avez alors une bonne maîtrise des possibilités d’activités de la Dame et du pion sans vous perdre en d’embarrassantes complications. Puis peut-être un Roi, une Dame et un Fou ; un Roi, une Dame et un Cavalier, et ainsi de suite. Cela, en ces jours heureux de votre enfance échiquéenne, vous garantit de toujours jouer une partie gagnante et vous permet de goûter la douceur des Échecs, les délices de prendre l’avantage sur un meilleur joueur que vous. Puis vous passez à des positions plus compliquées et, enfin, vous êtes de retour à une partie avec la position de départ protocolaire. Vous commencez à voir maintenant à quoi tout ce déploiement peut servir et à comprendre pourquoi un gambit diffère d’un autre en sa gloire et sa vertu. Et l’obsession échiquéenne de votre professeur vous captive à partir de là et ne vous lâchera plus. C’est une malédiction jetée sur un homme. Il n’y a pas de bonheur dans les Échecs. M. St George Mivart, qui réussit à trouver du bonheur dans les endroits les plus étranges, aurait bien du mal à le découvrir sur un échiquier. Le doux délice d’un joli mat en est la phase la moins malheureuse. Mais, en général, on découvre peu après que le mat aurait pu avoir lieu deux coups auparavant, ou qu’un coup imprévu vous dépossède de la Dame. Aucun joueur d’Échecs ne dort bien. Après la douloureuse stratégie mise en place lors de la partie, on rejoue la bataille de nouveau. On peut voir avec plus de clarté que c’est la Tour que l’on aurait dû jouer, et pas le Cavalier. Non ! C’est impossible ! Aucun pécheur impénitent qui ne connaît les Échecs n’a jamais été plongé dans ces affres de contrition. De vastes échiquiers déserts s’étendent au-delà des bras de Morphée. De vigoureuses Tours se percutent, des Cavaliers se croisent en sautillant, vos pions sont tous liés et un échec et mat plane de façon menaçante, mais ne se matérialise jamais. Et une fois que l’on a commencé les Échecs de façon appropriée, ils deviennent les os de vos os, la chair de votre chair. Vous êtes vendu, le marché est conclu et l’esprit malin a pénétré.

Jouer des parties est le seul exutoire approprié pour cet insatiable désir, et il y a une classe d’hommes, mystérieux, tristes et à l’allure irréelle, qui se réunissent dans des cafés et qui jouent avec un désir incessant et un feu inextinguible. Ces gens-là se réunissent en clubs et jouent des tournois, des tournois tels que ceux de la Table Ronde n’auraient jamais pu imaginer. Mais d’autres qui ont ce vice, habitent à la campagne, dans des lieux isolés, ce sont des vicaires, des instituteurs et des receveurs municipaux qui, jour après jour, sont consumés par leur passion et ne rencontrent aucun compagnon qui ne leur convienne et qui doivent absolument trouver une échappatoire artificielle à leur énergie mentale. Personne n’a jamais calculé combien de problèmes d’Échecs sérieux sont possibles, et il n’y a aucun doute que les gens qui font des recherches en psychologie seraient heureux que M. le professeur Karl Pearson y réfléchisse un peu. Un nombre tellement vaste est obtenu par toutes les dispositions des pièces, cependant, que même selon la théorie des probabilités, en permettant quelques milliers d’arrangements quotidiens, le même problème ne devrait pas surgir plus de deux fois au cours d’un siècle. En fait, et c’est probablement dû à une erreur dans la théorie des probabilités, le même problème se débrouille pour apparaître plusieurs fois par mois dans différentes publications. Il est bien sûr possible, qu’après tout, le nombre de problèmes sérieux soit limité et que l’on ne fasse que les inventer et les réinventer et que si l’on tenait un dossier, tout le système, jusqu’à quatre ou cinq coups, pût être classé et enregistré au cours de quelques vingtaines d’années. En fait, si l’on écartait les parties où il y a un mauvais coup apparent, il serait peut-être possible que l’on trouve que le nombre de parties raisonnables soit assez limité, et que même notre brillant Lasker ne fait que répéter l’inspiration de quelque Perse enterré depuis des lustres, de quelque Indou muet et sans gloire, mort et oublié il y a fort longtemps. Il est possible qu’au-dessus de chaque partie plane un des précurseurs, des joueurs oubliés maintenant et que les Échecs ne soient en fait, qu’un jeu mort, un jeu hanté, que l’on a fini de jouer, il y a quelques siècles, comme l’est, sans vouloir chicaner, le jeu de dames. Le tempérament artistique, l’irréfléchi tour d’esprit enjoué, fait ce qu’il peut pour illuminer la gravité de ce jeu trop intellectuel. Pour un quelconque mortel se trouve quelque chose d’horrible qui dépasse le descriptible avec ces champions et leurs quatre coups à l’heure (la seule pensée des opérations mentales qui ont lieu pendant quinze minutes suffit à donner mal à la tête). Le jeu rapide sous contrainte appartient à la gaieté et c’est pour cette raison, bien que l’on vénère Steinitz et Lasker, que c’est Bird que l’on aime. Ses victoires scintillent, ses erreurs sont magnifiques. La véritable douceur des Échecs, si les Échecs peuvent être doux, réside à voir la victoire arrachée à l’ombre d’un désastre apparemment irrévocable par une heureuse impertinence. Et parler de bonne humeur me rappelle les parties d’Échecs historiques de Lowson. Lowson avait dit qu’il avait parfois été gai… seulement lorsqu’il était ivre ! Dieu nous en préserve ! Défié, il l’aurait prouvé par quelque exercice de prononciation, quelque mot de passe des Templiers. Il avait proposé de marcher le long du trottoir, de résoudre n’importe quel problème mathématique qu’on lui poserait et, finalement, de jouer aux Échecs contre Mac Bryde. L’autre gentleman fut nommé juge et après avoir mis un petit coussin sur sa tête (uuune perruuuque de juuuge*), il s’endormit immédiatement en une masse informe sur le sofa. La partie commença de façon très solennelle, me rapporta-t-on. Mac Bryde, en me la décrivant plus tard, agitait les mains, ses doigts remuant de bien étrange façon, et dit que l’échiquier se présentait ainsi. La partie fut violente, mais brève. On découvrit que les deux Rois avaient été pris. On eut du mal à convaincre Lowson, mais à la fin il accepta. « Mon gars, est-il censé avoir dit à Mac Bryde, je suis simplement ivre. Cela ne fait aucun doute, et j’ai vraiment honte ». On décida par conséquent que la partie était nulle. La position que je trouvai le lendemain matin était intéressante. La Dame de Lowson était en b6, son Fou en c3, il avait plusieurs pions et son Cavalier occupait une position de force à l’intersection de quatre cases. Mac Bryde avait quatre pions, deux Tours, une Reine, une bière pression et une décoration du manteau de la cheminée placée en demi-cercle en travers de l’échiquier. Je n’ai aucun doute que les fervents des Échecs ricaneront devant cette position, mais à mon avis, il s’agit d’une des plus enjouées qu’il m’ait été donné de voir. Je me souviens que je l’admirais beaucoup à cet instant, en dépit d’une légère céphalée et il s’agit encore de la partie d’Échecs dont je me souviens avec une pure dose de plaisir. Et pourtant, j’ai joué bien des parties ».

Herbert Georges Wells, traduction de Philippe Laplace.

* uuune perruuuque de juuugejudsh wigsh dans le texte original, Judge Wig prononcé par un homme sous l’emprise de l’alcool.

Le texte en anglais.

Najdorf contre Reshevsky

Najdorf Reshevsky
Miguel Najdorf en 1973

Les grands Maîtres Miguel Najdorf et Samuel Reshevsky, tous deux juifs d’origine polonaise, disputèrent deux matchs, en 1952, pour définir qui pouvait se proclamer Champion des Amériques (Amérique du Nord contre Amérique du Sud). Najdorf conte cette anecdote :

« Nous devions jouer dans trois pays, les États-Unis, le Mexique et le Salvador, dont le Président, grand amateur d’Échecs, avait partiellement financé le match. Quand nous jouâmes à New York, peut-être parce que j’avais profité de la vie avec excès, je perdis les quatre premières parties. Quand un journaliste me demanda :
Que pensez-vous de Reshevsky ? Que pouvais-je penser, moi qui avais perdu 4-0. Je me limitais à répondre :
C’est un joueur admirable !
— Un peu plus tard, on demanda à Reshevsky qui, comme la majorité des joueurs d’Échecs, était un peu vaniteux :
Qu’est-il arrivé à Najdorf pour perdre ainsi 4-0 ?
À Najdorf, il ne lui est rien arrivé, répondit-il, il joue contre Reshevsky, c’est tout !

800px-Samuel_Reshevsky_1968La seconde partie du match se jouait à Mexico et je gagnais trois parties consécutives. Le score revenait à 4-3. On demanda alors à Reshevsky :
Maître, que vous est-il arrivé ?
L’altitude me handicape, l’alimentation, etc.
Ensuite, on me demanda:
Qu’est-il arrivé au Grand Maître Reshevsky pour perdre d’une telle façon ? Ma réponse fut :
À Reshevsky, il ne lui est rien arrivé. Il joue comme Najdorf, c’est tout ! »

La Nuit des Échecs de Radio Nova

La Nuit des Échecs de Radio Nova – Samedi 17 novembre 2012

Au détour du Net, je découvre cette émission de cette radio pour djeunes et le vieux schnock que je suis a eu du mal à aller plus loin que le générique, mais elle mérite l’écoute pour Christophe Bouton.

Radio Nova Échecs

On vous entend déjà : « les Échecs ? Ce jeu de société d’un autre âge ? Hey, on est sur Nova là, pas dans un club de seniors. Pourquoi pas le bridge pendant que vous y êtes ? »
On vous arrête tout de suite.
D’accord, les Échecs existent depuis tellement longtemps qu’on n’arrive même pas à se souvenir qui les ont inventés – peut-être un roi indien 3000 ans avant notre ère, ou encore la Guerre de Troie, si ce n’est pas la Perse du Ve siècle ou l’Europe en l’an mille (plein d’autres pistes sur Wikipédia).
D’accord, vous avez appris à y jouer avec votre grand-père lors de longues soirées d’hiver, ou lorsque vos parents vous ont offert la version électronique sponsorisée par Kasparov pour votre 8e anniversaire, arguant que ça travaillerait votre logique et que vous feriez des progrès en maths. Bref, les Échecs vous évoquent surtout l’ennui, les vieux, la lenteur, la poussière et les Russes un peu flippants.
Hé bien tout ça, c’est fini. En 5000 ans d’existence supposée, les Échecs ont eu le temps d’évoluer, de se moderniser, de se réinventer. Et aujourd’hui, rien n’est plus in que de décliner une invitation sous le prétexte « j’peux pas, j’ai Échecs ».

Réécoutez la Nuit Échecs sur Nova en 3 parties :

Au cours de cette soirée, des  joueurs affrontèrent Bachar Kouatly lors d’une partie majoritaire à la cadence de 3 minutes par coup :


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Dostoïevski

Dostoïevski
Portrait deDostoyevsky par Vasily Perov, 1872.

Mais l’homme est une créature légère et illogique : semblable au joueur d’Échecs, il n’aime que le processus du but à atteindre, non le but lui-même.

Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski 
Dans mon souterrain, in Les œuvres littéraires.

« L’homme aime à construire, c’est certain : mais pourquoi aime-t-il aussi à détruire ? Ne serait-ce pas qu’il a une horreur instinctive d’atteindre le but, d’achever ses constructions ? Peut-être n’arrive-t-il à construire que de loin, en projet ; peut-être aussi se plaît-il à faire des maisons pour ne pas les habiter, les abandonnant ensuite aux fourmis et aux bêtes familières. Les fourmis ont d’autres goûts que les hommes. Elles bâtissent pour l’éternité leurs fourmilières, c’est le but de toute leur existence et leur unique idéal, ce qui fait grand honneur à leur constance comme à leur esprit positif. L’homme, au contraire, esprit léger, est un perpétuel joueur d’échecs : il aime les moyens plus que le but, et, qui sait ? N’est-ce pas le but, les moyens ? La vie humaine ne consiste-t-elle pas plutôt en un certain mouvement vers un certain but ; qu’est ce but lui-même ? Et ce but, il va sans dire, ne peut être qu’une formule, 2 fois 2 font 4, et ce 2 fois 2 font 4 n’est déjà plus la vie, messieurs, c’est le commencement de la mort. Supposons que l’homme consacre toute sa vie à chercher cette formule ; il traverse des océans, il s’expose à tous les dangers, il sacrifie sa vie à cette recherche : mais y parvenir, y réellement parvenir, je vous assure qu’il en a horreur. Il sent bien que quand il aura trouvé, il n’aura plus rien à chercher. Les ouvriers, quand ils ont achevé leur travail, reçoivent leur argent, s’en vont au cabaret et de là au violon : voilà de l’occupation pour toute la semaine. Mais l’homme, où ira-t-il ? Atteindre à la formule, quelle dérision ! En un mot, l’homme est une risible machine ; il transpire le calembour. Je conviens que 2 fois 2 font 4 est une bien jolie chose ; mais, au fond, 2 fois 2 font 5 n’est pas mal non plus… »

Échecs et Folie

Carlos Torre Repetto – Naturisme

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Maman…
Oui ? Ma chérie répond la dame.
L’autobus descend la Cinquième Avenue de New-York, un après-midi ensoleillé de 1911, esquivant les camions et les voitures. Mère et fille, assise à l’étage supérieur en plein air, se rendent à l’ancien carrousel de Central Park.
Maman, regarde cet homme ! dit l’enfant en désignant la rue.
Quelle horreur ! s’effraie la maman couvrant rapidement les yeux de la petite.

Entouré de passants choqués, un homme court, complètement nu, couvert, si l’on peut dire, que de ces seules lunettes à monture ronde. Son nom est Carlos Torre Repetto (1905 – 1978), grand maître mexicain, qui a laissé son nom à une ouverture, l’attaque Torre. Ce n’était pas la première fois que cet extraordinaire joueur s’exhibait en tenue d’Adam. Quelques années auparavant, pendant un tournoi en Pologne, il perdit les pédales et se mit à courir à poil dans la salle en criant : « Au feu, au feu ! » fuyant un incendie imaginaire. Tout au long de sa vie, Torre se comporta de manière excentrique, se nourrissant exclusivement de sucreries, ne dormant que deux heures par nuit. Méprisant les femmes, il invitait ses amis à les fuir, « elles coûtent trop cher », concluait-il sans un certain bon sens. En 1927, une hospitalisation de trois années mit fin à sa carrière prometteuse.

Carlos Torre Repetto

Une Partie d’Échecs

Michael Parkes
Michael Parkes – Une Partie d’Échecs, 1941.

Michael Parkes, artiste américain vivant en Espagne, crée un monde magique plein de fantaisie onirique : femmes ailées et créatures fabuleuses mêlées à un bestiaire réaliste ou imaginaire, références aux mythologies et aux philosophies orientales. Cependant, l’auteur minimise l’importance de ces éléments. « Il n’est pas important de comprendre ou d’accepter les symboles que j’utilise, dit-il. Ce que je veux, c’est offrir mon art afin que chacun apprécie et remplisse sa vie de la beauté de la couleur et de la lumière ».

Le jeu d'Échecs et ses rapports avec les arts, les sciences humaines, la politique, le quotidien…