Archives de catégorie : Télé-Échecs

Pièces de Musée

Le British Museum expose les pièces de Lewis depuis leur acquisition au XIXe siècle, point culminant de la galerie Sir Paul et Lady Ruddock sur l’Europe médiévale. Elles sont très populaires auprès des visiteurs qui peuvent les admirer aux côtés d’autres chefs-d’œuvre de la civilisation européenne. Voici un documentaire produit par le British Museum, sous-titré en anglais.

Manger le pion !

Ce spot publicitaire, Chess, fut réalisé en janvier 2002 par l’agence Leo Burnett pour Fiat. Il reçut la médaille de bronze au Cannes Lions de cette même année. Pas de médaille, en tout cas, pour le respect des règles échiquéennes : notre brave joueur aux abois, qui croque le pion à belles dents, n’échappe pas pour autant à l’échec de la Dame. Si une fois de plus, notre jeu est porteur d’une image forte qui séduit les téléastes, l’on voit bien pourtant qu’il reste méconnu.

Cela m’évoque cette anecdote : au cours d’une compétition importante, Petrosian prit sa Dame pour exécuter un coup. S’apercevant alors que le coup était totalement perdant, il mit sa dame dans son café comme s’il s’agissait d’une distraction, demanda pardon à son rival et après l’avoir essuyé soigneusement, la reposa sur l’échiquier et continua la partie comme si de rien n’était.

La Guerre des échecs

À l’époque où l’URSS régnait sur une moitié du monde et faisait trembler l’autre, certains « camarades » ont été chargés de mener une guerre particulière. Pendant quarante ans, ces combattants singuliers ont affronté le reste de la planète sur un territoire de quelques centimètres carrés. Le film raconte une de ces batailles, la plus féroce peut-être, qui opposa à en 1972 Boris Spassky et l’Américain Bobby Fischer. « La Guerre des échecs » est une histoire de sport, de propagande, de politique. Et aussi l’histoire d’un jeu millénaire fait d’intelligence et de férocité.

Un film de Valéry Gaillard 2002, Les Films d’ici.

Red Bull donne des ailes

Hikaru Nakamura a signé un contrat de sponsoring avec Red Bull, l’une des marques mondiales les plus connues. Très active en matière de sponsoring et de marketing, l’entreprise est aujourd’hui associée à près de 500 athlètes et quelque 600 manifestations sportives. La société autrichienne de boisson a parrainé certains des athlètes les plus audacieux y compris le parachutiste Felix Baumgartner qui fit un saut 128,100 pieds.
Red Bull

« Je pense que travailler avec Red Bull pourra donner aux Échecs plus d’expositions ; c’est une première étape dans l’évolution de son image ».

Viagra-Chess

Le noble jeu des Échecs serait-il aphrodisiaque ? Il semblerait, puisque le laboratoire Pfizer l’utilise pour vanter les mérites de son produit : « Profitez de nouveau de ce que vous aimez le mieux ».viagra

Ce n’est pas la première fois que cette entreprise l’utilise. En 2002, une publicité indienne met en scène deux vieillards. Le perdant chantonne un irritant sssssssssss qui oblige son adversaire à filer aux toilettes. Le malicieux saisit cette occasion pour tricher. En tout cas, pour ce laboratoire, les Échecs ne sont point un sport cérébral, puisque tout semble se passer en dessous de la ceinture !

Sfr : Les Échecs

En 1996, le téléphone mobile n’était pas encore ce prolongement naturel de la main humaine. Coûteux et encore réservé à une élite, SFR utilise une fois de plus l’image chicos et snobinarde de notre jeu pour vendre leurs produits. Image fausse, bien sûr, mais qui fait sans doute du mal à la démocratisation des Échecs.

Système D

Anthologie du système D : Échecs de voyage, 29 juin 1969.

Extrait d’Ouvrir les yeux : les inattendus de la vie quotidienne de l’heureux temps de l’ORTF. Monsieur Chelles a mis au point un jeu d’Échecs de voyage : les pièces, dessinées sur des pastilles, sont retenues par des fils en nylon sur un petit plateau cartonné de format poche. L’interview et la démonstration du brave Monsieur Chelles sont complétées par les images d’une partie contre son épouse qui, manifestement, n’a jamais touché une pièce de toute sa vie, sinon pour les dépoussiérer. Une vidéo qui fleure bon la naïveté d’antan !