Archives de catégorie : Sculpture

Le soleil et la lune

Crystal Fischetti echecs
Crystal Fischetti – Le soleil et la lune, 2014 : échiquier en acrylique et pièce en buis.

Crystal Fischetti s’inspire de la lumière, de la vitesse et de l’espace. Son intérêt pour la littérature, la culture, la physique et la philosophie est évident dans son travail, et elle invite le public à entrer dans des mondes de couleur qui façonnent, déplacent et faussent notre perception de la réalité. Fischetti travaille sur toile, papier et supports numériques. Ses œuvres d’art sont présentes dans des collections privées à Londres, New York, Los Angeles, Milan, Rome, Genève et Shanghai, ainsi que dans le YueHu Museum à Shanghai.

Avec Le soleil et la lune, Crystal Fischetti illustre la parade, de l’amour et de l’attraction par le jeu d’échecs. Dans cette version séduisante du jeu, tous les mouvements sont intelligents, calculés, élégants, légèrement effrayants, frais et généreusement sexy. Le Soleil aimait tant la Lune qu’il mourrait la nuit pour laisser respirer la Lune, unie par un éphémère moment. L’énergie masculine du Soleil est représentée dans les teintes or et dorées. L’énergie féminine de la Lune est illustrée à travers les teintes bleu-argenté. L’union des pièces opposées pendant le jeu symbolise leur danse sensuelle et leur union spirituelle.

A game of Chess

Marcel Dzama
Marcel Dzama, The fatal sister, 2014. Les pièces de chaque côté sont celles des tampons de Marcel Duchamp.

Marcel Dzama, né en 1974 à Winnipeg, est un artiste canadien influencé par Dada et Marcel Duchamp. Son œuvre est peuplée d’humains, d’animaux et hybrides dans une palette de bruns foncés, de gris, de verts et de rouges, langage visuel bien reconnaissable. Il explore les actions et les motivations humaines, souvent par le biais de violences érotiques, grotesques et absurdes, univers de fantasmes enfantins et de contes de fées, mondes fantaisistes et anachroniques. Connu pour ses travaux sur papier, Dzama a élargi, ces dernières années, sa pratique pour inclure la sculpture, la peinture, le film, les polyptyques à grande échelle et les dioramas. Voici son film A Game of Chess de 2011.

Habillés dans des costumes géométriques en papier mâché, en plâtre et en fibre de verre, portant des masques élaborés (y compris un masque quadruple pour le roi), les personnages évoluent sur l’échiquier, défiant leurs adversaires dans des combats mortels. L’action se coupe pour revenir à deux hommes jouant aux échecs dans un paysage désert, semblant contrôler le mouvement des pièces. La distinction entre la réalité et la fiction devient finalement floue, car les personnages costumés et les personnages de la « vie réelle » du film sont « tués ». De cette façon, l’histoire rappelle la prédilection surréaliste de la logique des rêves par rapport à la forme narrative conventionnelle.

Le joueur d’échecs de Winchester

Le jeu d’échecs. Le seul d’entre tous les jeux qui échappe à la tyranie du hasard.

 Stephen Zweig

joueur échecs Winchester
La Cathédrale de Winchester dans l’Hampshire est une des plus grandes cathédrales d’Angleterre.

Aux alentours de l’an 900, les échecs font irruption dans la chrétienté. Ce nouveau jeu fascine et se diffuse dans toute l’Europe occidentale. Jamais le jeu d’échecs ne rencontra autant de ferveur que pendant ce temps médiéval. Mais il n’échappe pas encore à la tyrannie du hasard. Il hante encore l’échiquier et un coup de dé peut décider du cours de la partie. Le jeu des pièces est tiré aux dés, comme le suggère cette sculpture anglaise. Fondée en 642, reconstruite par les Normands en 1079, la Cathédrale de Winchester recèle un chapiteau représentant un personnage tenant d’une main un échiquier et de l’autre des dés.

Chartres, Vitrail de la baie n°11, le fils prodigue, joue aux dés sur un échiquier, vers 1200

Une partie composée sur un vitrail de la cathédrale de Chartres, où apparaissent à la main droite d’un des joueurs, 2 ou 3 dés.