Archives de catégorie : Photos

Échecs Mongols

échecs mongolie
Joel Eriksson – Joueurs mongols, 1939 Musée de Copenhague

Les échecs mongols sont assez similaires aux échecs européens. Les côtés rouges et verts, identifiés par la couleur de leurs bases, remplacent les Blancs et les Noirs. Le roi vert est un puissant seigneur chinois tushimäl, accompagné d’un tigre maléfique barres en tant que reine. Du côté rouge, de gauche à droite, le prince mongol noyan, égal du roi, le chien lion sacré nohoi en reine, le chameau teme remplace le fou, le cheval mori est évidemment le cavalier et le chariot à bagages khasak, la tour.

Les pions sont appelés chüü, ce qui signifie « garçons » ou simplement « enfants ». Ces pièces, de même que le cliché, furent ramenés par une expédition danoise en Mongolie (1938-39).

Man Ray et son échiquier

Man Ray échiquier
Man Ray photographié par Baldomero Pestaña en 1975 dans son atelier à Paris

Man Ray en 1975 dans l’atelier parisien de l’artiste américain devant l’un des jeux d’échecs conçus par lui. Man Ray créa plusieurs modèles de jeux d’échecs très similaires entre les années 1920 et 1960. Celui-ci semble  semble être un de ceux réalisés au milieu des années 40 en bois, en bronze et en laiton émaillé. Le bord de l’échiquier porte des phrases faisant allusion aux pièces d’échecs.

Baldomero Pestaña était un photographe galicien, émigré en Argentine et Pérou, puis à Paris, combinant la photographie commerciale avec un travail personnel axé sur le portrait des grandes figures culturelles du XXe siècle. Neruda et Vargas Llosa, Carlos Fuentes et Gabriel García Márquez, Dizzy Gillespie et Man Ray, entre autres, ont posé devant son objectif. Il a également développé une photographie de reportage social, en particulier dans sa période américaine.

L’échiquier de Man Ray

man ray duchamp échiquier
Photographie de Man Ray – Marcel Duchamp et Raoul de Roussy de Sales  jouant aux échecs, 1925

Né Emmanuel Radnitzky, Man Ray adopte son pseudonyme en 1909 et deviendra l’une des figures clés du dadaïsme et du surréalisme, l’un des rares artistes américains associés à ces mouvements. En 1915, il est présenté à Marcel Duchamp, qui allait devenir un ami et une influence pour la vie. Les deux joueurs utilisent le jeu créé par Man Ray.

man ray duchamp échiquier
Version moderne du jeu de Man Ray, datant de 1926.

Man Ray était, comme Marcel Duchamp, un joueur d’échecs passionné. Il a fait sa première série de pièces d’échecs en 1920, en utilisant des objets qui se trouvaient à portée de main. Au fil des années, il a simplifié les formes. Le roi à l’origine pyramidal a été modelé sur les tombes des pharaons, les lignes plus douces de la reine ont été inspirées par les coiffures médiévales. Le fou (bishop), en forme de bouteille, fait allusion à la coutume du clergé de produire des boissons alcoolisées. La spirale d’un violon évoque la crinière d’un cheval.

man ray duchamp échiquier
Le Silver Chess Set de Man Ray

Monumental Journey

Joël Robison échecs
Monumental Journey – Joel Robison

« Pris à notre hôtel au Vanuatu. J’ai trouvé ce grand jeu d’échecs cool et c’était trop génial pour le laisser passer sans faire une photo ». Le photographe canadien primé Joël Robison est souvent imité, et pour de bonnes raisons. Même si vous n’avez pas entendu parler de lui, il est probable que vous avez vu son travail. Ses photos effervescentes et surréalistes apparaissent régulièrement dans des publications et ont circulé sur Internet pendant des années. Le voyage de Joël, tout comme ses photos, se déroule comme un livre d’histoire et prouve l’adage : « Parfois, il suffit d’une photo pour changer votre vie ».

C’est de l’ombre que naît la lumière

Sam Dromard photographie echecs

Des temps immémoriaux
Nous contemple ce jeu
Aux trente deux figures
Superbement rangées
Les blanches commencent
En de brillants mouvements
Les noires de suite suivent
Paradent en répliquant
Pour une fin subtile
Où un roi, c’est certain
Finira par céder
Pour n’en laisser plus qu’un

Sam Dromard

Sam Dromard au travers de ses clichés tente d’exprimer la magie du jeu au travers de ses échiquiers en suspens,  objets merveilleux, renvoyant aux échiquiers magiques des légendes arthuriennes où le héros affrontait les fées sublimes et terrifiantes.

Alger – Noirs jouant aux échecs

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Cliché pris vers 1899, conservé à la Library of Congress.

« Ce photochrome montrant un groupe d’hommes jouant aux échecs à Alger est extrait de « Regards sur les habitants et les sites d’Algérie », du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905), peut-on lire sur Bibliothèque numérique mondiale. Dans l’édition de 1911 de son ouvrage La Méditerranée, ses ports et ses routes maritimes : manuel pour voyageurs, Baedeker écrit que la vieille ville d’Alger offre « une image très plaisante de la vie orientale, bien que sa population soit en partie constituée de Maltais et d’Espagnols, ainsi que de musulmans de races et de croyances diverses ». À cette époque comme aujourd’hui, elle était majoritairement peuplée d’Arabes, mais bon nombre de ses habitants étaient également des Berbères ou appartenaient à d’autres groupes d’origine maghrébine. »