Archives de catégorie : Peinture

Les Échecs de Wladislaw Safronow

Wladislaw Safronow – Les Échecs, huile sur toile

Deux versions du peintre ukrainien Wladislaw Safronow, né en 1966 et résidant aujourd’hui en Allemagne, appartenant à sa série « Mystères ordinaires » offrant une grande diversité thématique, dans laquelle figurent les icônes de la littérature universelle, comme Don Quichotte, des scènes de cirque, des musiciens ou des personnages dans des activités quotidiennes telles que jouer aux échecs.

Son art a quelque chose de kabbalistique, en ce sens que ses œuvres sont pleines de symboles, de signes étranges et de textes parfois indéchiffrables qui semblent suggérer un sens caché. C’est peut-être pour cette raison que l’artiste appelle l’ensemble de son travail « Nouvelle mythologie ».

Profondeur échiquéenne

La leçon d’échecs de Catherine Gout, dessinatrice et spéléologue réalisée dans le gouffre de Padirac en 2009.

Au cours d’une expédition qui dura huit jours, du 24 au 31 octobre 2009, pour célébrer « l’anniversaire des 120 ans d’exploration d’une nuit éternelle, à qui aucun rayon de soleil ne viendra jamais chercher querelle. »

Les Blancs perdent

Poetagráfico se décrit ainsi : « Société philosophique dédiée à la poésie dans des territoires plus proches, utilisant la communication visuelle comme un véhicule poétique et ludique ». Groupe de poésie visuelle qui élabore collectivement des numéros thématiques, libres de droit, sur différents aspects de la vie quotidienne. Le numéro 10, intitulé Blancas pierden (Les Blancs perdent), est dédié « aux gouvernants et gouvernés. Choisissez, Cher Lecteur, le jeu auquel vous préférez jouer. »

Le résultat n’est pas sans humour, mais si les auteurs sont sans doute des poètes, ils ne sont pas joueurs d’échecs, car ils semblent ignorer les deux principes de bases : une case blanche à main droite et la Q sur sa couleur.

Carnets de voyage

Les superbes calligraphies et dessins de José Naranja.

« Il était une fois un si bon joueur d’échecs qu’il perdait toutes ses parties. Son esprit brillant pouvait anticiper de nombreux coups de ses rivaux. Mais son corps était si rempli d’inquiétude qu’à la fin, il abandonnait, ne considérant que les coups gagnants de ses adversaires. Il jouait quelques coups, puis abandonnait. Toujours de la même façon. Non seulement, il ne gagna jamais une partie, mais il ne sut jamais apprécier le jeu.

Comme dans la vraie vie, s’inquiéter trop et ne voir que le pire, paralyse. Nous devons laisser la vie s’écouler librement. »

José Naranja, ingénieur aéronautique madrilène, a une passion pour les voyages qu’il consigna tout d’abord dans de légendaires carnets de moleskine. Comme les autres voyageurs, Naranja y collectionne timbres et autres éléments des pays visités, mais les accompagnant d’une calligraphie exquise, d’une décoration et d’une illustration riches de superbes détails colorés, les transformant en de véritables œuvres d’art.

Au fil du temps, Naranja perfectionna son travail, fabriquant désormais ses propres cahiers, en choisissant les papiers qui répondent le mieux à ses idées et en expérimentant sans cesse avec des encres, des stylos et des pinceaux. Cuadernear* est le néologisme que Naranja a inventé pour décrire son activité.

* Cuaderno : carnet en castillan.

Garçons jouant aux échecs

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Zwy Milshtein – Garçons jouant aux échecs, huile sur toile (95 x147 cm)

« Peintre, graveur, sculpteur, écrivain, fabricant de papiers et de livres, joueur d’échecs, amant de l’amour et de la vodka, Milshtein court le demi-siècle de l’après-guerre en Protée amoureux de l’éclat des belles prunelles, des couleurs et du verbe. Il poursuit aujourd’hui une éblouissante carrière dont témoigne le flux ininterrompu des expositions de ses œuvres dans les musées et les galeries d’art des quatre continents… » Robert Albouker

Les échecs en couleur

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Paul Ygartua – Girl’s Game

« Lorsqu’il peint des abstraits, écrit-on dans Carré d’Artistes, Paul n’intellectualise pas sa peinture, il cherche simplement à exprimer l’énergie, la joie et le désir puisés en lui. Laissant toujours libre cours à son instinct, il découvre presque avec curiosité ce que sa main peint. » Après avoir exploré plusieurs styles picturaux, Paul Ygartua s’oriente vers l’abstrait, où il peut exprimer librement, à l’aide de grands formats et de couleurs vives, toute la richesse métaphoriques des échecs.

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J’entre dans le jeu

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Paul Ygartua – The Strech

Paul Ygartua est un peintre instinctif à la joie de vivre communicative qu’il aime exprimer sur de grandes toiles colorées. Le jeu d’échecs est l’un de ses thèmes de prédilection : « Les échecs me permettent d’entrer dans un monde imaginaire dans lequel je peux inventer une situation de vie dans mon esprit, puis mettre mon imagination dans chaque personnage, le roi, la reine, le fou, les pions, la tour. Chacun décrivant, sous un angle différent, une personnalité différente. J’entre dans le jeu et j’en fais partie. »

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Leonardo da Cutro et Ruy Lopez

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Luigi Mussini – Leonardo da Cutro et Ruy Lopez jouent aux échecs à la cour d’Espagne, 77 x133 cm, 1871

De gauche à droite : Ruy López (assis), le duc de Lorraine, Fray Diego de Chaues (alors confesseur du roi), Leonardo Da Cutro, Don Cristóbal de Mora, Philippe II (assis), l’Infante Isabelle Clara Eugenia, fille de Philippe II, sa femme de chambre, la duchesse de Lerma, la reine Anna Maria von Oesterreich, troisième épouse de Philippe II (assise), intendants du palais, et Jean d’Autriche (assis), vainqueur de la bataille de Lépante. Ruy Lopez est le seul à regarder l’échiquier.

Felipe II organisa à l’Escorial, ce qui sera le premier tournoi international d’échecs de l’histoire, bien que n’ayant pas encore de personnage « officiel ». L’atmosphère d’échange culturel de l’époque conduit à la rencontre des meilleurs joueurs d’Espagne et d’Italie. Les participants étaient les Espagnols Ruy López et Alfonso Cerón, ainsi que les Italiens Paolo Boi et Leonardo da Cutro, surnommé « Il Puttino » le petit, qui avaient déjà été vaincus par López lors de ses voyages à Rome en 1560 et 1573.

Il fut établi que le vainqueur du tournoi serait le premier à remporter trois parties. Contre toute attente, alors que Lopez en avait remporté deux et qu’il ne lui en fallait plus qu’un pour conserver le titre, « Il Puttino » remporta trois matchs de suite et fut proclamé champion du monde. Cinq ans plus tard, Ruy López mourrait.

Les échecs de Paul Ygartua

Paul Ygartua échecs
Paul Ygartua – Check Mate

« Pour moi, le jeu d’échecs est comme le jeu de la vie. Le but du jeu est de gagner, de survivre, comme dans la vie réelle. L’objectif est de gagner, mais le défi consiste à concevoir et à mettre en œuvre une stratégie pour atteindre cet objectif — comme dans la vie, vous devez constamment évaluer et modifier votre stratégie de jeu. »

Paul Ygartua

Paul Ygartua, né en 1945 à Liverpool d’un père espagnol basque et d’une mère anglaise. Il fait ses études d’art au Liverpool Art College avant de partir s’installer à 19 ans à Vancouver, où il commence à peindre. Il s’est largement inspiré du jeu d’échecs pour ses compositions riches en couleurs. En voici quelques exemples :

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