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Mercédès

Mercédès
Publicité pour Mercedès de Mike Pawley, publié en septembre 2008.

Cela me rappelle la blague :
Sur les lieux d’un tournoi international, un journaliste interviewe le jeune fils d’un grand champion d’Échecs :
Que veux-tu faire plus tard, mon petit ?
Je veux être arbitre !
Comment ? Tu ne veux donc pas être champion, comme ton père ? Et pourquoi veux-tu devenir arbitre ?
Parce que tout à l’heure, mon papa m’a dit : « Regarde moi cet imbécile toujours bien habillé, qui descend de sa Mercédès neuve : c’est l’arbitre ! »

La Main de Dieu

Nous sommes les pions de la mystérieuse partie d’Échecs jouée par Dieu. Il nous déplace, nous arrête, nous pousse encore, puis nous lance un à un dans la boîte du Néant.

Omar Kheyam, poète persan du Moyen-Age

… et Jorge Luis Borges ajoute :

Le joueur lui aussi est prisonnier
(Omar l’a dit) d’un tout autre échiquier
où blancs sont les jours et noires les nuits.

Dieu pousse le joueur et lui, la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, tisse la trame :
poussière et temps et songe et agonies ?

Ce petit film d’animation reprend avec plus de légèreté et d’humour cette métaphore échiquéenne quelque peu sombre de la vie. Soyons plus optimistes, parfois la partie se termine bien !

Fanfare de cavalerie

Je donne l’ordre, et je vois sur-le-champ
De mon roi fier, mais immobile encore,
Le cavalier s’élancer de mon rang
Pour s’opposer à la marche du Maure

« Ces vers me rappellent une anecdote, rapporte l’Abbé Jean-Joseph-Thérèse Roman de Couvet, qui fut un adversaire de Jean-Jacques Rousseau, dans Les échecs : poème en quatre chants, dont je ne garantis pas l’authenticité, mais qui mérite ici une place par sa gaîté et par son rapport avec le jeu d’Échecs :

Le cardinal Duperron, jouant aux Échecs avec Henri IV, lâcha un pet au moment où il plaçait un cavalier. Il se fit pardonner cette liberté au monarque qui en rit beaucoup :

Au moins, Sire, ce cavalier n’est pas parti sans trompette ».

cardinal Duperron
Le cardinal du Perron, célèbre poète proche de Ronsard et à qui le roi Henri IV attribuera sa conversion.

ChessBah

Au cours de mes pérégrinations sur la toile, je découvre ce site parodique d’informations échiquéennes. « La gravité est le bonheur des imbéciles » disait Montesquieu, elle est aussi sans doute beaucoup trop celui des joueurs d’Échecs. ChessBah vous offrira un bain d’humour ravigotant et salutaire.

chessbah
Un clic sur l’image pour vous rendre sur ChessBah.

Le site échiquéen le plus récent au moment de sa création.

Elle écrit le nom de son adversaire en entier, Rakotomaharo Fy Antenaina, et se retrouve en zeitnot au 1er coup.

Nationale 1, première ronde de la saison, match Clichy vs Bois-Colombes. Pauline a failli tomber avant même de jouer un seul coup. 37 feuilles de parties raturées avant de réussir à écrire le nom correctement. Lors de cette reprise du Championnat de France des clubs, Pauline [le prénom n’a pas été modifié] affrontait le jeune espoir malgache, sociétaire du club de Clichy.

« Fy », le jeune talent de Madagascar.

Pauline nous raconte : « Je savais que j’avais de bonnes chances de le jouer, aussi m’étais-je bien préparée. Pas sur les ouvertures, mais à écrire son nom. Malheureusement, arrivée à la partie : gros trou de mémoire. Etait-ce Ratoko… ou Rakoto ? Par trente-sept fois je me suis trompée, reprenant une nouvelle feuille de partie. A la trente-huitième, l’arbitre m’a signalé qu’il n’y en avait plus en rab. J’étais au top de ma concentration et, miracle, j’ai réussi à écrire son nom en entier sans faute. J’ai alors regardé la pendule, il ne me restait plus que 20 secondes. Heureusement qu’on jouait en Fischer ! » Plus de peur que de mal pour Pauline qui réussit à tirer la nulle malgré le zeitnot de 40 coups. Son sympathique adversaire s’est amusé de la situation. « C’est respectueux de la part de Pauline, mais il faut bien le dire, aussi un peu con : même moi, j’écris juste Fy sur mes feuilles de partie ».