Archives de catégorie : Citation

Coulez mes larmes…

Dick Coulez mes larmes

« … l’instinct de survie est toujours perdant. C’est vrai pour toutes les créatures vivantes – les taupes, les chauves-souris, les humains, les grenouilles. Même les grenouilles qui fument le cigare et jouent aux échecs. On ne peut jamais réaliser ce que l’instinct de survivance cherche à obtenir. Alors, en définitive, tous nos efforts font long feu, on succombe devant la mort et c’est fini. Mais, quand on aime, on se retire et on observe. »

Philip K. Dick, Coulez mes larmes, dit le policier

Échecs au parc

Emerson echecs
Vue stéréoscopique de Ralph Waldo Emerson jouant aux échecs dans un parc, fin XIXe

Ralph Waldo Emerson, (1803 – 1882), essayiste, philosophe et poète américain, chef de file du mouvement transcendantaliste du début du XIIe siècle, joue, à gauche, dans un parc entouré d’amis et de membres de sa famille.

Emerson cita les échecs dans ses œuvres à diverses occasions, en particulier Morphy pour expliciter la différence entre le regard du professionnel quel qu’il soit et le regard du spectateur amateur : « Morphy a un jeu très audacieux : mais l’audace n’est qu’une illusion du spectateur, car ses coups sont forts et sûrs.* »

* Ralph Waldo Emerson, Les œuvres complètes. 1904. Vol VII. Société et Solitude.

Échiquier mural

échiquier mural marcel duchamp
Marcel Duchamp – Maquette pour pièce d’échecs pour un échiquier mural, vers 1930 (7 cm)

Marcel Duchamp, passionné d’échecs, se fabrique un échiquier murale avec du papier coloré collé sur un disque en carton. « Objectivement, déclarait-il au banquet de l’association d’échecs de New-York, en 1952, une partie d’échecs ressemble beaucoup à un dessin à la plume, avec cette différence que le joueur d’échecs peint avec les formes blanches et noires déjà prêtes, au lieu d’inventer des formes comme le fait l’artiste. Le dessin ainsi élaboré sur l’échiquier n’a apparemment pas de valeur esthétique visuelle, et ressemble d’avantage à une partition de musique, qui peut être jouée et rejouée. Dans les échecs, la beauté n’est pas une expérience visuelle comme en peinture. C’est une beauté plus proche de celle qu’offre la poésie : les pièces d’échecs sont l’alphabet majuscule qui donne forme aux pensées ; et ces pensées, bien qu’elles composent un dessin visuel sur l’échiquier, expriment leur beauté, comme un poème. En fait, je crois que tout joueur d’échecs connaît deux plaisirs esthétiques mélangés : l’image abstraite apparentée à l’écriture, et le plaisir sensuel de l’exécution idéographique de cette image sur l’échiquier. Mes contacts étroits avec les artistes et les joueurs d’échecs m’ont induit à conclure que, si tous les artistes ne sont pas des joueurs d’échecs, tous les joueurs d’échecs sont des artistes ».

Partition échiquéenne

Mankell Wallander capablanca« En ce moment, je suis plongé dans une étude sur les fins de partie virtuoses de Capablanca. Parfois je me dis que ce devrait être possible de transcrire les coups, aux échecs, sous forme de notes. Dans ce cas, les parties de Capablanca seraient des fugues. Ou des messes. »

Henning Mankell, Wallander VI – Avant le gel

Toxicomanie

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« De toutes les drogues du monde, les échecs sont sûrement la plus jouissive dans la durée. »

Assiac

Assiac est le pseudonyme du chroniqueur du New Statesman et l’anagramme de Caïssa, la déesse des 64 cases. Il est l’auteur du célèbre Plaisir des échecs. En s’appuyant sur les demandes et l’expérience de ses lecteurs américains, l’auteur couvre avec humilité et humour tout le champ de l’expérience d’un joueur.

Il faut un but..

… aux Échecs comme au foot !

« Et n’allez pas croire que les échecs soient si différents du foot ! Ils peuvent sembler un jeu individuel, mais en réalité, ils demandent un grand sens du collectif : il faut associer les pièces pour les faire travailler ensemble. Pareil pour une équipe de foot qui ne saurait se contenter d’aligner des individualités fortes. »

takalirsa.fr

L’attrait du hasard

« L’amusement que je prends à tirer un brusque parti d’un bizarre concours de circonstances m’a fait perdre beaucoup de parties d’échecs […] Je ne résiste pas à l’attrait d’un coup hasardeux, séduction de l’inopiné qui, dans certains cas, mais bien rares, peut mener aux plus fécondes découvertes. »

André Gide

Le poète Raymond Queneau décrivait le jeu d’André Gide comme « un jeu d’attaques et de pièges ». « On se croit un gangster », dit-il de lui dans son journal.

Pureté et beauté

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Duchamp et Dali jouant aux échecs durant le tournage du film A Soft Self-Portrait, 1966 – Cliché de Pere Vehi.

« Je suis toujours une victime des échecs. Il a toute la beauté de l’art — et bien plus encore. Il ne peut pas être commercialisé. Les échecs sont beaucoup plus purs que l’art dans leur position sociale. »

Marcel Duchamp