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Énergie durable

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Comment se figurer l’activité d’un cerveau exclusivement occupé, sa vie durant, d’une surface composée de soixante-quatre cases noires et blanches ? Assurément je connaissais par expérience le mystérieux attrait de ce « jeu royal », le seul entre tous les jeux inventés par les hommes qui échappe souverainement à la tyrannie du hasard, le seul où l’on ne doive sa victoire qu’à son intelligence ou plutôt à une certaine forme d’intelligence. Mais n’est-ce pas déjà le limiter injurieusement que d’appeler les Échecs un jeu ? N’est-ce pas une science, un art ou quelque chose qui, comme le cercueil de Mahomet entre ciel et terre, est suspendu entre l’un et l’autre, et qui réunit un nombre incroyable de contraires ? L’origine s’en perd dans la nuit des temps, et cependant il est toujours nouveau ; sa marche est mécanique, mais elle n’a de résultat que grâce à l’imagination ; il est étroitement limité dans un espace géométrique fixe, et pourtant ses combinaisons sont illimitées. Il poursuit un développement continuel, mais il reste stérile ; c’est une pensée qui ne mène à rien, une mathématique qui n’établit rien, un art qui ne laisse pas d’œuvre, une architecture sans matière ; et il l’a prouvé néanmoins qu’il était plus durable, à sa manière, que les livres ou que tout autre monument, ce jeu unique qui appartient à tous les peuples et à tous les temps, et dont personne ne sait quel dieu en fit don à la terre pour tuer l’ennui, pour aiguiser l’esprit et stimuler l’âme. Où commence-t-il, où finit-il ?

Stefan Zweig, Le joueur d’Échecs

Les Échecs Médiévaux

La marche des pièces : le Pion et le Roi

Échecs Médiévaux
Le Codex Buranus, Abbaye bénédictine de Beuron en Bavière – Manuscrit du XIIIe siècle

Nés en Inde, au VIe siècle, les Échecs (ou chatarunga) firent leur apparition en Europe aux alentours de l’an mille, rapportés de Perse par les Seigneurs arabes d’Espagne et sans doute également par les Croisés à leur retour d’Orient. Au fil des siècles, les pièces et les règles ont évolué, notamment dans les déplacements des pions.

Pion de l’Île Lewis

Au Moyen-âge, les pions se déplaçaient peu alors que durant la Renaissance, leur mobilité a nettement augmenté. Le pion avançait comme aujourd’hui, d’un pas en avant, sans avoir le privilège d’avancer sur la quatrième et cinquième rangée, s’il était encore sur sa case d’origine, bien que dans certaines régions d’Europe, le double pas initial du pion était déjà pratiqué.

 

La marche du pion

Depuis l’origine du jeu, le roi est la pièce principale, mais aussi la plus vulnérable : il se déplace d’une case seulement et ne peut pas se défendre. Le but du jeu est de l’empêcher de se déplacer, pour finalement le « mater », c’est-à-dire, étymologiquement, le mettre à mort. Au sens figuré, cette expression signifie « soumettre quelqu’un ». Au Moyen Age, le but n’est pas encore de faire « mat », mais plutôt de massacrer les pions de son adversaire : comme dans les combats réels, la stratégie n’est pas encore vraiment développée. On peut même dire qu’il n’existe pas de stratégie du jeu au moyen-âge. Les parties se présentent comme un combat féodal. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, sous l’influence du Français Philidor, que les joueurs se poseront le problème du déroulement tactique qui rend les parties si passionnantes.

Achille dans sa tente – Histoire ancienne jusqu’à César. XIVe ou XVe siècle. BNF, Manuscrits*

La marche royale du monarque moyenâgeux est la même qu’aujourd’hui, Son Altesse s’avance d’un seul pas majestueux. Des règles régionales permettent au Roi ou à la Reine d’effectuer un saut à deux cases (sans prise) à leur premier mouvement. Le roque n’existe pas encore. C’est vers 1560, pour parer aux effets dévastateurs des pièces aux pouvoirs renforcés, que le roque est inventé et, progressivement, remplacera le saut initial du Roi ou de la Dame qui devient obsolète. Le Roi est l’une des deux seules pièces, avec le Cavalier, a avoir traversé les siècles sans que sa forme ou son déplacement n’aient été modifiés.

     
La marche royale.

Dans la position du deuxième diagramme, le Roi noir ne serait ni mat, ni en échec. Il pourrait se déplacer en toute légitimité en d8 ou e8, la Reine se déplaçant uniquement sur les diagonales.

Le Roi médiéval de l’Île Lewis

*Les auteurs médiévaux ont convoqué des noms célèbres de l’Antiquité pour assurer au « plus noble des jeux » le prestige et la légitimité d’une grande ancienneté. Achille, Ulysse, Palamède, Xerxès, Aristote et le roi Salomon sont les plus couramment évoqués.

Alekhine était-il un nazi ?

alekhine
En novembre 1945, le magazine Chess dénonce Alekhine : « Ses articles diffamatoires m’ont rempli de tristesse. Ils ont été écrits par un collaborateur misérable, par un minable profiteur, ils respirent le mensonge et la fraude, la haine raciale… » Le même magazine publie une lettre de Ossip Bernstein, qui n’était pas sans colporter certains ragots :  « Je m’abstiens de donner plus de détails dégoûtants au sujet de son comportement. On pourrait peut-être ajouter qu’il a sans doute adopté le salut nazi Heil Hitler, le bras tendu ».

Alekhine désavoue ces articles tout de suite après la libération de Paris. Ces deux articles écrits, avant que les Allemands lui accordent son visa, n’étaient que des publications scientifiques, réécrites et publiées par les nazis dans une optique raciste. Après que son invitation au Tournoi de Londres de 1946 lui fut retirée en raison de son comportement pendant la guerre, Alekhine écrivit une longue lettre ouverte à l’organisateur, W. Hatton-Ward, qui fut largement publiée à l’époque. En ce qui concerne les articles, il a déclaré : « Parmi les tas de monstruosités publiées par le Pariser Zeitung, les insultes contre les membres du Comité qui avait organisé le match de 1937 et contre la Fédération d’échecs néerlandais, j’avais protesté par écrit. À cette époque, j’étais absolument impuissant à faire la seule chose qui aurait clarifié la situation, de déclarer que ces articles n’avaient pas été écrits par moi… Pendant trois ans, jusqu’à la libération de Paris, je devais garder le silence. Mais à partir de la première occasion, j’ai essayé de montrer dans des entretiens les faits sous leur vrai jour. Parmi les articles parus en 1941, pendant mon séjour au Portugal, rien n’a été réellement écrit par moi. J’avais présenté des documents traitant de la nécessaire reconstruction de la FIDE et une critique, écrite bien avant 1938, des théories de Lasker et Steinitz. J’ai été surpris quand j’ai reçu des lettres de MM Helms et Sturgis, réagissant à ces articles — purement technique — et ce qu’ils avaient provoqué en Amérique et j’ai répondu à M. Helms en conséquence. Ce n’est que lorsque j’ai su ce que ces élucubrations incomparablement stupides véhiculant des idées nazies que je me suis rendu compte de quoi il s’agissait. Mais j’étais alors un prisonnier des nazis et mon seul espoir de sauvegarde a été de garder le silence. Ces années ont ruiné ma santé et mes nerfs et je suis même surpris de pouvoir encore jouer aux échecs ».

Alekhine a écrit un déni supplémentaire dans son dernier livre, posthume Legado ! : « Une fois de plus je tiens à répéter ce que j’ai publié à plusieurs reprises : c’est que ces articles stupides et faux, imprimés signés de mon nom dans un journal parisien en 1941, sont une falsification. Ce n’est pas la première fois que des journaux peu scrupuleux ont abusé de mon nom dans le but de publier des inepties de ce genre, mais dans le cas présent, ce qui a été publié dans le Pariser Zeitung est ce qui m’a fait le plus de torts, non seulement en raison de leur contenu, mais aussi précisément parce qu’il m’était impossible d’y remédier… Mes collègues connaissent mes sentiments et ils savent parfaitement combien est grande l’estime dans laquelle je tiens leur art et que j’ai une trop haute conception des Échecs pour m’être compromis dans ces journaux ». Les dénégations d’Alekhine étaient tout de même un peu embrouillées !

Sa mort dans un hôte d’Estoril au Portugal reste encore entourée de mystère :

alekhine nazi mort
Photographie de la police montrant Alekhine mort dans sa chambre d’hôtel.

Cette photographie de la police montre Alekhine mort dans sa chambre d’hôtel, il n’avait apparemment pas touché à son repas. Selon la police, son décès fut causé par étouffement (fausse route alimentaire) ou par une crise cardiaque. Il semblerait que ces photos soient quelque peu mises en scène. Par exemple, l’échiquier fut rajouté.  Le Dr Antonio Ferreira, par contre, raconta à des amis que le corps fut découvert devant l’hôtel, on lui avait tiré dessus. Le gouvernement a fait pression pour le faire signer un faux certificat de décès :

alekhine nazi mort
Dans ce certificat, la cause de la mort est asphyxie due à un morceau de viande logé dans le larynx. Pas de suspicion d’homicide ou de suicide. Il avait, par ailleurs, une cirrhose carabinée… Certains accusent un « escadron de la mort » composé de résistants français, chargé de liquider les collaborateurs après la guerre, une liste de pas moins de 200 000 noms ! Une mort hors du commun pour un personnage hors du commun.

Les Échecs moralisés

Jacques de Cessoles, à la fin du XIIIe siècle, réunit plusieurs sermons populaires à l’époque pour écrire son œuvre « Liber de moribus hominum et officiis nobilium ac popularium super ludo scacchorum ». Voici l’un des très nombreux manuscrits en latin de son œuvre, conservé à la bibliothèque municipale de Dijon.

Échecs moralisés Cessoles
Le roi Evil-Mérodak, roi de Babylone en 562-560 avant J.-C., et le philosophe Xerxès jouant aux échecs

« Au nom du Seigneur, amen. Ici commence le prologue de ce Livre des Mœurs des Hommes et des Devoirs des Nobles, au travers du Jeu des Échecs, qui fut composé par le frère Jacques de Cessoles, de l’ordre des Frères Prédicateurs. Ayant été prié par des frères de l’Ordre, ainsi que par divers séculiers, de transcrire l’amusant jeu des échecs, qui contient un enseignement remarquable quant à la conduite des moeurs ainsi que celle de la guerre, je réalise leur désir. Il est vrai que j’en avais prêché au préalable le contenu au peuple, et cela avait plu à moult gentilshommes. »

Échecs moralisés CessolesEn Italie au début du XIVsiècle, le dominicain Jacques de Cessoles prêche sur « les mœurs des hommes et les devoirs des nobles à travers le jeu d’échecs ». L’ouvrage est une compilation de ses sermons, traduit en français par un dominicain parisien, Jean Ferron, et par Jean de Vignay, traducteur de nombreux textes latins. Sous la forme d’un traité de morale qui trouve dans le jeu d’échecs son fil conducteur, l’auteur fait l’histoire du jeu, puis décrit les pièces nobles et les pièces secondaires en donnant à chacune une valeur symbolique représentative des rapports sociaux de son temps. Le manuscrit est illustré de 13 miniatures représentant les figures des échecs (différentes de celles du jeu actuel). Sur la page de titre sont représentés le roi Evil-Mérodak, roi de Babylone en 562-560 avant J.-C., et le philosophe Xerxès jouant aux échecs.

La provenance est incertaine, mais sûrement bourguignonne. La reliure du XVe siècle fait penser que le manuscrit pourrait provenir de l’abbaye de Cîteaux, mais cette traduction française ne figure dans aucun catalogue de la bibliothèque de l’abbaye qui conservait en 1480 trois exemplaires latins. Le manuscrit serait entré à la Bibliothèque de Dijon après la confiscation des biens de l’abbaye pendant la Révolution.


Document numérique

Veni, vidi, vici

Échecs et Mat ! Carte postale de Théodor Zasche (1862-1922). Editeur M. Munk, Vienne 1917. Hindenburg met ne échec le Tzar Nocolas II.

Vainqueur, on reste sur le champ de bataille ; vaincu, on ressuscite ses morts, et on recommence le combat ; un peuple de spectateurs vous complimente, ou vous console, selon la chance ; six fois par jour, on passe sous des arcs triomphaux ou sous les fourches caudines ; et l’heure qui sonne à la pendule du champ-clos vous retrouve toujours, là, sur le même terrain.

Joseph Méry, Le joueur d’échecs (1840)

Les Échecs et la guerre féodale

Quand les Échecs arrivent des lointaines contrées d’Orient à la fin du Xe siècle, les Européens sont déroutés par ce jeu étrange et nouveau,  par ces principes,  « par la nature et la marche des pièces, par l’opposition des couleurs, écrit Michel Pastoureau, et même par la structure de l’échiquier¹ », ces soixante-quatre cases n’entrant pas dans la symbolique chrétienne des nombres. Le seul point d’accroche sera l’aspect militaire parlant pour l’imaginaire médiéval, violent et guerrier. Mais, même là, pour assimiler ce jeu nouveau, il faudra le remodeler, l’adapter à la pensée féodale. Cette acculturation se fera lentement, « sans doute sur quelques décennies, poursuit Michel Pastoureau, et cela explique que les textes, narratifs ou littéraires, qui parlent du jeu d’échecs au XIe et XIIe siècles, soient si imprécis, si confus, si contradictoires quant aux règles et à la façon de jouer¹ ».

echecs guerre feodale
Joute entre Tristan et Palamède – Miniatures d’Évrard d’Espingues, 1463

Les Occidentaux sont troublés par le déroulement et le but de la partie : le mat du roi ennemi est inconcevable pour l’esprit guerrier féodal chevaleresque. Un roi ne peut être capturé ou tué. Le combat ne cesse jamais. « On s’arrête, explique Michel Pastoureau, quand vient la nuit, ou quand vient l’hiver, mais pas quand l’adversaire est mis en déroute ; ce serait déloyal et méprisable. Ce qui est important c’est de combattre, pas de gagner¹ ». De même, dans les tournois, le vainqueur ne sera point le chevalier qui aura meurtri le plus d’adversaires, mais le plus brave qui aura fait preuve de belles qualités chevaleresques. Pour l’homme médiéval, une partie d’échecs s’apparente à une bataille. Mais batailles et guerres sont pour lui des actions bien distinctes. « Les batailles sont rares et ont une fonction proche de l’ordalie² : elles se déroulent selon un rituel presque liturgique et se terminent par une sanction divine ». La bataille est un duel, un jugement de Dieu. La victoire sera celle d’un protégé du ciel. La guerre, elle, constitue le quotidien du guerrier médiéval fait d’escarmouches, de rapines plus ou moins fructueuses où de petites bandes s’affrontent. « Contrairement à la bataille, elle ne s’apparente guère à une partie d’échecs¹ ».

Les règles du jeu sont différentes de celle d’aujourd’hui et surtout changeantes, au gré des adversaires qui, par commun accord, peuvent les changer. La reine, transmutation du Vizir arabe, depuis peu apparue sur l’échiquier, est faible, avançant d’une case en diagonale. La pièce maîtresse, l’alfin, l’éléphant qui deviendra bientôt le fou ou l’évêque, avançant lui aussi sur les diagonales d’autant de cases qu’il veut (parfois uniquement de trois cases) dépasse en force sa suzeraine. Le roc, notre tour actuelle, se déplace sur les colonnes et travées d’une, deux ou trois cases selon les variantes de ces règles incertaines et changeantes. Il est de force égale avec le cavalier, dont la marche reste inchangée depuis les origines. Quant aux déambulations du monarque, elles peuvent nous paraître aujourd’hui étrange : courageux, mais pas trop, il s’avance de deux ou trois pas quand il est dans son camp (la moitié de l’échiquier), puis devient prudent quand il entre dans le camp ennemi, s’y aventurant que d’une case à la fois. Et enfin, le pion, classe laborieuse, avançant devant lui tête baissée, dans l’espoir d’une promotion qui n’arrivera jamais, sacrifié le plus souvent sur le champ de bataille de l’échiquier féodal.

La lenteur de ces déplacements se répercute sur le jeu. À l’image de la guerre féodale, pas de plan de bataille, de stratégie et de tactique élaborées à l’échelle de l’échiquier, mais pièces contre pièces s’affrontant dans des combats singuliers. Le joueur féodal joue comme il guerroie « en petits groupes, voire au corps-à-corps, et pour lui l’essentiel n’est pas de gagner, mais de jouer. Le rituel compte plus que le résultat¹ ». Il n’est pas important que la partie se termine. Victoire ou défaite importe peu et si par malheur, le roi se trouve en fâcheuse posture, on le déplace de quelques cases et la partie continue. « Capturer ou tuer, même symboliquement, le roi adverse aurait quelque chose de vil, de lâche, même de ridicule ». Comme dans le champ clos du tournoi, le vainqueur ne sera pas celui qui occis son adversaire par le mat, mais celui qui effectuera les coups les plus beaux.

¹ Michel Pastoureau, Le Jeu D’échecs Médiéval – Une Histoire Symbolique, Le Léopard d’Or 2012.
² Épreuve judiciaire employée au Moyen Âge pour établir l’innocence ou la culpabilité de l’accusé. Synon. jugement de Dieu.

Alekhine était-il un Nazi ?

En mars 1941, une série d’articles parut sous le nom d’Alexandre Alekhine dans le Pariser Zeitung, journal publié dans la capitale française par les forces d’occupation allemandes. Intitulés Les échecs aryens et juifs, les articles affirmaient que les juifs avaient eu un effet destructeur sur le développement des échecs.

« Les Juifs, en tant que race, ont-ils un don pour les échecs ? Après une expérience de jeu d’échecs de 30 années, je voudrais répondre à cette question de la manière suivante : oui, les Juifs ont un talent exceptionnel pour exploiter les échecs, les idées et les possibilités pratiques qui se posent. Mais jusqu’à présent aucun Juif n’a été un artiste échiquéen réel… Tout comme avec Nimzowitsch et son système, Réti a reçu un accueil chaleureux par la majorité des pseudo-intellectuels anglo-juifs pour son livre Die neuen Ideen im Schach. Et ce bluff bon marché, cette honteuse autopublicité, a été avalé sans résistance par le monde des échecs, empoisonné par les journalistes juifs, qui ont fait l’écho aux cris jubilatoires des Juifs et de leurs amis : Vive Réti, et longue vie aux échecs hypermoderne néo-romantique ».

alekhine nazi
Alekhine dans l’armée française en 1940.

« Encore une fois dans le match retour avec Euwe en 1937, la communauté juive a été sollicitée. La plupart des maîtres juifs mentionnés dans le présent avis ont assisté en tant que reporters de presse, ou comme entraîneurs ou comme seconds pour Euwe. Au début du deuxième match, je ne pouvais plus me laisser tromper : j’ai eu à combattre, non Euwe, mais la communauté juive toute entière, et ma victoire décisive (10/4) fut un triomphe contre la communauté juive conspirationniste ».

Une grande partie du matériel fut ensuite réimprimé, mais avec d’importantes variantes, dans le Deutsche Zeitung. Il a fallu, cependant, attendre 1986 pour qu’une version complète en anglais des articles originaux du Pariser Zeitung soit disponible.