Jeu de carrosse

Ces jeux, en os ou en ivoire, étaient conçus pour être fichés dans un coussin brodé d’un échiquier ou bien encore pour jouer dans le sable où l’échiquier était rapidement tracé. Pour distinguer les cases, les « cases noires » étaient humidifiées. Le développement des communications et des voyages aux XVIIIe et XIXe siècles entraînent la création de diverses stations thermales climatiques sur la côte atlantique française. Les plages étaient envahies l’été par l’aristocratie française et anglaise, qui consacrait une partie du temps aux échecs.

Premier pique-sable retrouvé par Jean Maunoury, fin du XVIIIe.

 Ces silhouettes de voyage, principalement fabriquées aux XVIIIe et XIXe siècles à Dieppe, célèbre pour son traitement de l’ivoire depuis le XVe, étaient mieux sculptées dans la partie avant, aplaties et peu reconnaissables sur l’arrière. Elles étaient prolongées d’une tige portant leur hauteur à 10-15 cm. Les aristocrates français, lors de longs voyages en calèche, aimaient jouer aux échecs avec de telles pièces. Lorsqu’il voyageait, le roi Louis XIII jouait ainsi.

Ils peuvent être parfois confondus avec le jeu de jonchets, composé de bâtonnets d’os ou d’ivoire, dont certains figurés, qu’il faut retirer un à un sans faire bouger les autres. Il est possible que ces pièces aient pu être interchangeables.

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