Bronze d’échecs

Cavalier – Avec l’aimable autorisation de Michel Faget

Michel Faget, se définissant comme un vitisculpteur, puise son inspiration dans l’univers de la vigne et travaille le bronze. Il abandonne ici le monde viticole pour ce superbe jeu d’échecs, dans un style contemporain, stylisé et dépouillé. « Pas de moule mais une empreinte pour chaque tirage, chaque pièce est ainsi unique ; unique aussi puisque travaillée à la main à chaque étape de sa finition », explique-t-il.

Michel Faget sur et

Saint-Étienne jouant aux échecs

St. Stephen playing chess, manuscrit anglais vers 1300 – © The Walters Art Museum

On se demande bien pourquoi ce brave Saint-Étienne, prédicateur juif du premier siècle, joue à ce jeu encore inconnu du monde antique. Il est vrai qu’au début du XIVe siècle, sous l’influence de Jacques de Cessoles, le jeu se moralise. Les échecs ont quitté les maisons nobles pour s’encanailler dans les tripots et se jouent encore avec les dés (et parfois pour de l’argent). Les mauvais perdants cherchent querelle et des rixes éclatent. Ils ne sont guère en odeur de sainteté auprès des autorités ecclésiastiques qui réprouvent les jeux de hasard. Les moinillons enlumineurs, qui ne sont pas les derniers à pousser du bois, cherchent sans doute à leur refaire une honnêteté plus catholique.

… et encore l’échiquier inversé !