Charge de cavalerie

cavalier British museum
Cavalier allemand 1510-1530, ivoire d’éléphant, 7 cm – © Victoria and Albert Museum, London

Pièce d’échecs en ivoire, représentant un cavalier fabriqué vers 1510-1530, en Allemagne. Une pièce identique se trouve au British Museum (Dalton, catalogue, n° 494), tandis qu’une autre porte un faucon au Metropolitan Museum of Art de New-York. Le travail n’est pas de la plus haute qualité et ceci, associé à la taille réduite des pièces, indique une production de masse plutôt qu’une commande.

Vers 1200, les échecs étaient un jeu populaire en Europe, ayant été importés d’Inde par le Moyen-Orient au début du Moyen Âge. Aux XIIIe et XIVe siècles, ils deviennent un passe-temps courtois par excellence, comme en attestent de nombreuses références dans les romans, les enluminures dans les manuscrits et les représentations sur des œuvres d’art. Au début de la période gothique, les pièces principales avaient déjà pris forme humaine, abandonnant le style abstrait et épuré des pièces islamiques. La Tour ne semble cependant pas avoir pris la forme d’un édifice avant le XVIe siècle et elle est le plus souvent représentée comme une figure montée, semblable à un cavalier. Les ateliers les plus actifs étaient basés au nord de l’Europe, en Scandinavie, en Allemagne et en Angleterre.

Le jeu d’échecs a depuis ses débuts porté des associations chevaleresques et militaires. Ces qualités ont fait du jeu un passe-temps intellectuel adapté à l’élite de la Renaissance européenne. Les échiquiers de luxe et les pièces d’échecs finement sculptées devinrent des communs dans les palais d’Italie, en Angleterre et, comme aujourd’hui, la couleur était utilisée pour distinguer les camps opposés.

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