Jeu d’échecs Louis XV

Jeu d’une grande finesse du début XIXe en ivoire sculpté représentant d’un côté Louis XV ( 113 mm ) et Marie Lezinska, le Maréchal de Saxe pour les fous. De l’autre, le roi d’Angleterre Georges II et Caroline d’Ansbach, ainsi que Lord de Clive et Camberlain pour les fous. À noter les fleurs de lys sur le manteau de Louis XV et les lions sur celui de Georges II.

L’ouverture chinoise

Le Rire Jaune est un duo de vidéastes web français, composé de deux frères, Kevin et Henry Tran. Ils publient leurs vidéos sur la plateforme YouTube. La chaîne comptait plus de 4,5 millions d’abonnés en septembre 2018, ce qui en fait la 8e plus grande chaîne YouTube française en termes d’abonnés.

Un Évêque dépité

Pièce d’échecs, un évêque (fou) en ivoire de morse, 1126-1175 8 cm – British Museum

Est-ce parce que sa crosse et sa mitre furent brisées que ce brave évêque à la mine si dépitée ? D’origine scandinave, il fut découvert en Angleterre.

Évêque à cheval

Évêque (fou) du sud de l’Allemagne en ivoire XIVe – XVe siècle, 9 cm — British Museum

L’évêque, monté sur un cheval, portant sa crosse dans la main gauche, est entouré de quatorze figurines en relief : des prêtres le précèdent et des arbalétriers le suivent et le protègent et nous rappellent que ces prélat médiévaux étaient aussi des hommes de guerre. Ces petits personnages avaient aussi une utilité plus pratique : par leurs présences, ils renforçaient la base de la pièce, la rendant plus solide.

Charge de cavalerie

cavalier British museum
Cavalier allemand 1510-1530, ivoire d’éléphant, 7 cm – © Victoria and Albert Museum, London

Pièce d’échecs en ivoire, représentant un cavalier fabriqué vers 1510-1530, en Allemagne. Une pièce identique se trouve au British Museum (Dalton, catalogue, n° 494), tandis qu’une autre porte un faucon au Metropolitan Museum of Art de New-York. Le travail n’est pas de la plus haute qualité et ceci, associé à la taille réduite des pièces, indique une production de masse plutôt qu’une commande.

Vers 1200, les échecs étaient un jeu populaire en Europe, ayant été importés d’Inde par le Moyen-Orient au début du Moyen Âge. Aux XIIIe et XIVe siècles, ils deviennent un passe-temps courtois par excellence, comme en attestent de nombreuses références dans les romans, les enluminures dans les manuscrits et les représentations sur des œuvres d’art. Au début de la période gothique, les pièces principales avaient déjà pris forme humaine, abandonnant le style abstrait et épuré des pièces islamiques. La Tour ne semble cependant pas avoir pris la forme d’un édifice avant le XVIe siècle et elle est le plus souvent représentée comme une figure montée, semblable à un cavalier. Les ateliers les plus actifs étaient basés au nord de l’Europe, en Scandinavie, en Allemagne et en Angleterre.

Le jeu d’échecs a depuis ses débuts porté des associations chevaleresques et militaires. Ces qualités ont fait du jeu un passe-temps intellectuel adapté à l’élite de la Renaissance européenne. Les échiquiers de luxe et les pièces d’échecs finement sculptées devinrent des communs dans les palais d’Italie, en Angleterre et, comme aujourd’hui, la couleur était utilisée pour distinguer les camps opposés.