Un cavalier fauconnier

Pièce d’échecs en forme de Cavalier en ivoire d’éléphant 7 cm, Pays-Bas vers 1500 – Metropolitan Museum de New-York

Ce cavalier, représenté comme un fauconnier équestre,  est debout sur sa selle, éperonnant sa monture, richement caparaçonnée, une cloche sur son arrière-train. La comparaison des détails des costumes sur les tapisseries et les enluminures des manuscrits confirme sa datation au premier quart du XVIe siècle et son origine néerlandaise. Des traces de polychromie rouge subsistent dans les zones incisées. Comme aujourd’hui, les deux camps étaient différenciés par des couleurs. Les Cavaliers, cependant, étaient parfois aussi différenciés par leurs attitudes belliqueuses et guerrières ou plus pacifiques de chasseurs.

Il est assez semblable à ce cavalier plus agressif, porteur de la hache de guerre, fabriqué en Allemagne à la même époque, exposé au Victoria and Albert Museum de Londres.

Cavalier 1510-1530, ivoire d’éléphant – © Victoria and Albert Museum, London

Garçons jouant aux échecs

Zwy Milshtein échecs peinture
Zwy Milshtein – Garçons jouant aux échecs, huile sur toile (95 x147 cm)

« Peintre, graveur, sculpteur, écrivain, fabricant de papiers et de livres, joueur d’échecs, amant de l’amour et de la vodka, Milshtein court le demi-siècle de l’après-guerre en Protée amoureux de l’éclat des belles prunelles, des couleurs et du verbe. Il poursuit aujourd’hui une éblouissante carrière dont témoigne le flux ininterrompu des expositions de ses œuvres dans les musées et les galeries d’art des quatre continents… » Robert Albouker

Un roi sans tête

roi échecs ivoire
Roi, seconde moitié du XIIIe siècle en ivoire de Morse, hauteur : 7,8 cm

Pièce d’échecs représentant un Roi, assis sur son trône. Il tient de la main droite son épée, et de la gauche sa jambe droite posée sur son genou. Il est vêtu d’une cotte de mailles recouverte d’une tunique. Un page est debout près du trône, s’appuyant sur une épée. La partie postérieure de la pièce est décorée de rinceaux et de fleurons.

Arène échiquéenne

karpov Komsomol
Le 24 juillet 1978, le champion du monde d’échecs, Anatoly Karpov, à droite, joue un match de démonstration au XVIIIe Congrès de Komsomol, l’organisation de jeunesse du Parti communiste soviétique. Des années plus tard, interrogé sur cette photo, Karpov ne se rappelait pas qui était son adversaire, ni comment les spectateurs pouvaient suivre les coups sur l’échiquier.

La sentinelle scandinave

Tour scandinave en ivoire de morse, XIVe siècle (6.2 x 4.4 cm) – The Walters Art Museum

Dans la Scandinavie médiévale, la tour prenait la forme d’un gardien, le dos à une clôture, à la place de la tour de guet du château médiéval. La sentinelle souffle dans son cor pour donner l’alerte. Tenant une épée, il est accompagné de chaque côté par deux petites figures militaires avec des boucliers.

Les échecs : un jeu et un sport

echecs jeu sport
En partant de la droite : Pauline Guichard, Bachar Kouatly et René Urtreger en chemise rayée

L’œil du tigre, une émission de Philippe Collin diffusée le dimanche 28 octobre 2018 sur France Inter avec Pauline Guichard, championne de France d’échecs en titre, Bachar Kouatly, président de la Fédération française et président délégué de la Fédération internationale et le pianiste et compositeur de jazz René Urtreger, joueur et grand amateur d’échecs !

Soixante-quatre cases noires et blanches, trente-deux pièces et deux cerveaux qui s’affrontent. C’est l’agencement d’une bataille où la réflexion est reine. L’œil du Tigre vous raconte son histoire ce soir…

L’émission dans son intégralité sur le site de France Inter