Pièces moghols

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Pièces d’échecs en ivoire, Inde Rajasthan, art moghol, XVIIIe siècle

En dépit du terme « moghol », dérivé de « mongol », qu’on lui applique, la dynastie qui règne en Inde de 1526 à 1858, avec des fortunes diverses, n’est pas considérée par les historiens comme étant d’origine mongole. Bien que prétendant descendre lointainement, et par sa mère, de Chingiz khān (Gengis khān), Bāber, le fondateur en Inde de la dynastie moghole, était un Turc Chaghātai. Encyclopædia Universalis

Le Cavalier de Valencia

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Cavalier en argile, antérieur au XIe

En 2016, des archéologues espagnoles découvrent à Valencia (Plaza de l’Almoina) dans la zone de l’ancienne forteresse musulmane, une pièce d’échecs, un cavalier, datant de l’occupation musulmane avant 1238. En argile, la pièce de 7 centimètres possède une base plate pour tenir en équilibre sur un échiquier.

Les pièces de l’époque islamique étaient habituellement fabriquées dans des matériaux plus riches, l’ivoire ou le cristal de roche, mais il existe d’autre exemple de jeux de facture plus modeste qui traduisent sans doute une démocratisation de ce jeu plutôt au Moyen Age réservé à l’élite. L’archéologue municipal, Vicente Lerma, souligne l’intérêt de cette découverte, « la première preuve archéologique du jeu d’échecs à Valence avant la conquête féodale de la ville, qui plus tard, au XVe siècle, jouera un rôle fondamental dans l’introduction des échecs modernes ». Car, c’est à Valence, dans son âge d’or, que naissent les échecs modernes, défendus par les premiers maîtres. C’est aussi à Valence que Francesco di Castellvi et Narciso Vinyoles publient en 1475 le poème catalan Scachs d’Amor (Le Jeu d’Échecs de l’Amour), qui est aussi la plus ancienne partie conservée.