Tractatus de ludo scacorum

Tractatus de ludo scacorum : Scacorum ludum ab Ulixe inuentum, entre 1400 et 1499 (Traité du jeu d’échecs – Le jeu d’échecs inventé par Ulysse)

Ce manuscrit, conservé à la Bibliothèque Nationale d’Espagne contient une version abrégée du célèbre texte latin du Liber de moribus hominum et officiis nobilium sive super ludum scaccorum écrit par Jacques de Cessoles au début du XIVe siècle. Il avait auparavant appartenu au cardinal bibliothécaire du Vatican, Francisco Javier Zelada (1717-1801). Au folio 47, nous pouvons lire F Innocenzo Romano, qui était probablement possesseur du codex avant le cardinal Zelada. Son élégante écriture gothique, certaines modalités de ses abréviations, ainsi que ses miniatures délicates, suggèrent une origine dans le cercle de la Bohême, qui avait son centre à Prague sous Venceslas IV (1378-1419).

Ce traité de moralité, d’une immense popularité dans toute l’Europe de la fin du Moyen Age, prend comme base le jeu des échecs, allégorie de la société, les différentes pièces et leurs mouvements ayant un sens moral ou militaire. Cependant, malgré l’analogie évidente avec l’œuvre de Jacobo de Cessolis, le Tractatus de Ludo Scacorum ne doit pas être considéré comme un simple résumé, car il existe des divergences importantes qui pourraient faire penser à une source différente.

Tractatus ludo scacorum

Divisé en huit chapitres, le premier traite de l’invention du jeu à Babylone. Dans le second, l’échiquier représente cette ville ; le troisième décrit comment l’échiquier est similaire à deux royaumes ennemis. Le troisième traite de la signification des figures. Le texte du quatrième porte sur la signification morale des pièces d’échecs et en particulier du roi et de la reine, leurs nobles, les évêques, les chevaliers et des hommes de loi. Les pièces sont ainsi personnifiées. De la même façon, les roturiers sont représentés par les pions : l’officier qui garde la ville et collecte les péages, l’aubergiste, le propriétaire, l’agriculteur, le commerçant, etc.

Dans le cinquième chapitre, le déplacement des figures montre comment établir les camps. Les derniers chapitres sont consacrés à la signification des mouvements des figures, nous enseignant les « œuvres justes et louables », la manière de commander aux armées en bataille et, au huitième, comment les mouvements des pièces symbolisent la rencontrent de ces deux armées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *