Prêchi-prêcha

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Jacques de Cessole, « Le jeu des échecs moralisés », traduit par Jean de Vignay.. Date d’édition : 1375-1400. Bnf

Quand il arriva en Europe, amené dans les fontes des conquérants arabes, le jeu d’échecs était encore un jeu de hasard, se jouant avec des dés et pour de l’argent. Il n’était donc pas en odeur de sainteté, condamné et banni par l’église qui plus tard adoucit sa position en raison de la popularité croissante du jeu. Le traité allégorique Quaedam moralitas de scaccorio, attribué au pape Innocent III (1198-1216), fut une première tentative de « moraliser » le jeu. Plus tard, le moine dominicain italien, Jacques de Cessoles, écrivit des sermons inspirés par le jeu. Vers 1315, il décida de les réunir  sous le titre Liber de moribus hominum et officiis nobilium sive super ludum sacchorum, qui débute ainsi : « Au nom du Seigneur, amen. Ici, commence le prologue de ce livre de la morale des hommes et des devoirs des nobles d’après le jeu des échecs, qui a été écrit par le frère Jacques de Cessoles de l’ordre des Prêcheurs. Ayant été invité par les frères de l’Ordre, ainsi que par de nombreux profanes, à écrire sur le jeu divertissant des échecs qui couvre un nombre remarquable d’enseignement sur la morale aussi bien que sur la guerre, je cède à leur demande. Il est vrai que j’ai déjà prêché sur ce sujet au peuple, et cela plaisait à beaucoup de nobles. »

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