Torture mentale

échecs Torture mentaleQuel jeu, écrivait Andy Soltis, peut à ce point obséder un être humain, réduit, comme l’évoquait Wilhelm Steinitz, à un chimpanzé jouant avec une montre à gousset. The American Chess Bulletin décrivait la nature vicieuse du jeu ainsi : « Les échecs sont décrits à tort comme un doux passe-temps. En réalité, ils réservent les tortures les plus exquises de l’Inquisition espagnole combinées à celles d’un sorcier puritain tourmenteur. Le joueur ne peut même pas appeler à l’aide, car nul ne peut comprendre que retirer l’ongle d’un ennemi avec des pinces chauffées au rouge est un enfantillage en comparaison avec la perte d’un pion au dixième coup, forçant l’abandon, faute de ce pion, au quatre-vingt-septième coups. »

Andy Soltis, Chess to enjoy, 1947

« Les échecs sont une torture mentale », ajouta Garry Kasparov.

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