Révolte

George Eliot échecs

« Imaginez ce que serait un jeu d’échecs si toutes les pièces possédaient émotions et intelligence… Non seulement incertain de votre adversaire, mais aussi de vos propres pièces ; si votre Cavalier, traînant les pieds sournoisement, se faufilait sur une nouvelle case ; si votre Fou, dégoûté de votre roque, cajolant vos pions, les invitait à quitter leur poste ; et si vos pions vous haïssaient parce qu’ils ne sont que des pions, quittaient leur surveillance assignée, vous laissant sous la menace d’un échec et mat soudain. Vous pourriez être le plus fin des stratèges et vous seriez battu par vos propres pions. Vous seriez particulièrement susceptible d’être battu, si… vous regardiez vos pièces douées de raison avec mépris. »

George Eliot, Felix Holt, le radical 1866

« Fancy what a game at chess would be if all the chessmen had passions and intellects … : if you were not only uncertain about your adversary’s men, but a little uncertain also about your own ; if your knight could shuffle himself on to a new square by the sly ; if your bishop, in disgust at your castling, could wheedle your pawns out of their places ; and if your pawns, hating you because they are pawns, could make away from their appointed posts that you might get checkmate on a sudden… You might be the longest-headed of deductive reasoners, and yet you might be beaten by your own pawns. You would be especially likely to be beaten, if you… regarded your passionate pieces with contempt. »

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