Échecs et Billard

echecs billard
Si le jeu d’échecs fut longtemps le passe-temps de la classe noble et cultivée, il alla, à la fin du Moyen Âge, s’encanailler dans les tavernes et les tripots. Il y rencontra souvent un autre compère de « débauche » : le billard. Compagnonnage paisible, malgré la bille venant perturbée la partie de nos deux pousseurs de bois, ces deux jeux demandant des qualités communes : calme et concentration.

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Paul Morphy lors d’une séance de simultanée à l’aveugle au Café de la Régence à Paris, 1858.

Au XIXe, le fameux Café de la Régence les réunissait encore. « Si un militaire, un artiste, un savant, un administrateur, écrivait-on dans Les cafés artistiques et littéraires de Paris, paru en 1882, peuvent arriver à la célébrité ou au moins à la notoriété grâce au courage, au talent, à la science, à l’habileté que chacun d’eux aura déployés, il ne faudrait point conclure que les moyens d’atteindre la réputation soient limités. Danseurs de corde, joueurs de billard ou d’échecs peuvent attirer la foule, soulever des discussions passionnées tout comme un général qui a gagné une bataille ou un orateur applaudi à la Chambre. M. Vignaux, le roi du billard, a toujours autour de lui un public haletant qui regarde avec émotion les billes d’ivoire rouler sur le tapis vert et applaudit fiévreusement les carambolages bien réussis ; enfin le joueur d’échecs, M. Murphy, est aussi connu que son illustre compatriote, le courageux voyageur Stanley*. »

* L’auteur se trompe. Il croit sans doute Morphy (dont il orthographie mal le nom) anglais comme l’explorateur Henry Stanley.

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