Les pièces d’échecs de Fréteval

pièces échecs Fréteval
Le donjon photographié en 1889 par Séraphin-Médéric Mieusement.

La forteresse de Fréteval, construite au XIe siècle, de son éperon rocheux, domine la rive gauche de la vallée du Loir. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour, dans la haute-cour, quelques objets liés à l’agrément (flûte) et au jeu (dés, pièces d’échecs, pions de trictrac ou de mérelles). Dans la haute-cour se tenaient soldats et artisans, preuve sans doute d’une démocratisation du jeu d’Échecs, plus seulement limité à quelques cercles aristocratiques. Les archéologues constatent que dès la fin du Xe siècle, les échecs sont utilisés de façon courante pour exemple sur les mottes de Pineuilh en Gironde et sur celle de Loisy.

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Deux pions et une Tour en bois de cerf, XI – XIIIe siècles

Les pions, plus rudimentaires, en pain de sucre, aux facettes irrégulières, sont taillés dans des pointes d’andouillers de cerf et ne présentent pas d’ornementation. De petite taille (17 mm de haut), mais élégante, la tour de Fréteval est originale de par ses deux pointes sommitales travaillées. L’échancrure classique en V est prolongée par deux traits de scie au-delà du fond de l’échancrure. Les deux pointes deviennent des têtes avec yeux et bouche stylisés. Des cannelures dessinent une chevelure attestent du glissement vers un style plus figuratif.

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