Voilage aérien

poste aerienne echecs
Timbre de Ma. C. Mullin

Timbre de poste aérienne, imprimés par lithographie au Portugal, et émis par le Paraguay, le 18 juin 1984, à l’occasion du 60anniversaire de la FIDE, fondée à Paris, le 20 juillet 1924. On se demande quel lien cette belle rousse, légèrement vêtue, entretient avec les Échecs et l’aéropostale. Sinon que son voilage est pour le moins… aérien !

Les Échecs, théâtre de l’inéluctable

Éric-Emmanuel Schmitt, auteur et dramaturge à succès, évoque le jeu d’Échecs et ses rapports avec la littérature et le théatre :

Éric-Emmanuel Schmitt
Les fondus de Bourgogne (Affiche)

Pourquoi les Échecs ont-ils si souvent été abordés en littérature ?

« Les Échecs sont une métaphore de la vie. Dans le jeu comme dans l’existence, il y a des données qui nous précèdent, des règles que nous n’avons pas choisies, un espace qui a été arbitrairement découpé et des personnages qui nous sont imposés. À nous de jouer ! Cela peut devenir horrible ou délicieux : cela dépend de nous. Apprendre à jouer sur un échiquier ou apprendre à vivre, cela fait appel à la réflexion, à la compréhension des lois et à leur interprétation. Un sage s’habitue à la condition humaine comme on s’habitue à une situation non choisie. Par son astuce, par ses pensées, par son travail sur ses émotions et ses angoisses, il arrive à entrer dans le jeu, à en jouir au lieu de subir ».

Le temps, l’espace et la matière, dimensions importantes dans le jeu d’Échecs, représentent une scène de théâtre pour Éric-Emmanuel Schmitt :

« Lorsque j’écris une pièce, je dois faire parler et bouger les personnages avec beaucoup de soin, car le moindre mouvement aura des conséquences pour toute la suite. Les Échecs me semblent symboliser le monde des conséquences inéluctables. En tant qu’écrivain, j’y suis soumis. La différence vient de ce que j’invente les situations et les figurines à chaque fois. Et qu’il n’y a pas de règles héritées. Sinon celles que j’invente à chaque fois ».

Éric-Emmanuel Schmitt