Viagra-Chess

Le noble jeu des Échecs serait-il aphrodisiaque ? Il semblerait, puisque le laboratoire Pfizer l’utilise pour vanter les mérites de son produit : « Profitez de nouveau de ce que vous aimez le mieux ».viagra

Ce n’est pas la première fois que cette entreprise l’utilise. En 2002, une publicité indienne met en scène deux vieillards. Le perdant chantonne un irritant sssssssssss qui oblige son adversaire à filer aux toilettes. Le malicieux saisit cette occasion pour tricher. En tout cas, pour ce laboratoire, les Échecs ne sont point un sport cérébral, puisque tout semble se passer en dessous de la ceinture !

Olga Chagodaev parle de son époux

« Capablanca ne travaillait jamais les Échecs. La première fois que je le vis travailler, ce fut dans les derniers mois de sa vie, quand on lui demanda de parler sur le jeu pour les auditeurs d’une radio d’Amérique du Sud. Il commença, alors, à préparer les leçons. Il souhaitait être parfait en tout et il l’était en réalité. Son premier amour fut le bridge. L’intéressait également le tennis et le golf. Il était très beau et on l’appelait Valentino. À cette époque, l’on disait que les trois hommes les plus élégants du monde étaient Ramon Novarro, Valentino et Capablanca… Cependant, il restait un homme modeste. Toutes les femmes du monde le harcelaient, mais je n’avais pas de raison d’être jalouse, parce qu’il était sincère et loyal avec moi…

olga chagodaev capablanca

Nous nous rencontrâmes peu après qu’il ait perdu le titre de champion du monde dans le match contre Alekhine. Il me disait souvent en ce temps : « Je suis toujours le meilleur du monde. » Et c’est vrai qu’il gagnait tous les tournois européens et je crois qu’il aurait récupéré le titre s’il n’était tombé malade. Nous vivions dans la 57e Avenue à New York dans un appartement petit, mais très coquet. Cet appartement situé pas très loin du Manhattan Chess Club lui plaisait beaucoup ».

Propos recueillis pas D. Bjelica

Quel œuf !

Saint-Amant

Saint-AmantPierre Charles Fournier de Saint-Amant, joueur d’échecs français, né en 1800, était considéré comme le plus fort joueur mondial de 1840 à 1843. Le style de Saint-Amant était comparable à celui de La Bourdonnais, solide en début de partie et sans prétention, grande force en milieu de partie où il savait exploiter la moindre chance d’attaque. Un bon sens, certes, pour les Échecs, peut-être un peu moins pour le reste : pendant une bonne partie de sa vie, il chercha (vainement) une formule pour convertir le jaune d’œuf en or.