Portrait

« Rayonnant et svelte, vêtu impeccablement de la tête aux pieds et avec un sourire de salon sur son visage finement taillé, il a un aspect enchanteur assis devant la table. On ne dénote ni le plus minimal signe d’effort. Il donne l’impression que, pour lui, les Échecs ne peuvent pas être un office, mais seulement une diversion ».

« Toujours courtois, attentif, affable et populaire dans tous les cercles des joueurs d’Échecs. Il aimait le divertissement et la danse. Il aimait aussi jouer au tennis et au bridge, et il le faisait très bien. En plus de l’espagnol, il parlait parfaitement l’anglais et assez bien le français. »

Vous aurez reconnu, sans doute, le portrait de Capablanca et la touche finale donnée par son épouse Olga Chagodaev : « Il était très attirant et on l’appelait Valentino. Durant ces années, l’on disait que les trois plus beaux hommes du monde étaient Ramón Novarro, Rudolf Valentino et José Raúl Capablanca. Toutes les femmes du monde avaient les yeux sur lui ». Et il avait les yeux sur toutes les femmes du monde… mais quelles femmes !

Olga Chagodayev
Olga Chagodaev, seconde épouse de Capablanca.

Et pour terminer, ces quelques vers du poète cubain Nicolás Guillén :

« Où est Capablanca ? Capablanca n’est pas sur son trône,
mais il va, il marche, il exerce son gouvernement dans les rues du monde…
Il va sur son cheval blanc, caracolant,
traversant ponts et rivières, accompagné de Tours et de Fous,
le chapeau à la main (pour les dames), le sourire dans l’air (pour les hommes)… »

Así pues, Capablanca no está en su trono, sino que anda, camina, ejerce su gobierno en las calles del mundo. Bien está que nos lleve de Noruega a Zanzíbar, de Cáncer a la Nieve. Va en un caballo blanco, caracoleando sobre puentes y ríos junto a torres y alfiles, el sombrero en la mano (para las damas) la sonrisa en el aire (para los caballeros) y su caballo blanco sacando chispas puras del empedrado…