Robert Schumann

Robert Schumann
Portrait de Robert Schumann  gravé par T. Bauer, basé sur une peinture de Carl Jäge.

Le pianiste et compositeur Robert Schumann, né en 1810 à Zwickau en Allemagne, était le fils d’un libraire et éditeur. Il mourut en 1856 dans un sanatorium de Bonn-Endenich, probablement des suites de la syphilis, qu’il avait contractée dans sa jeunesse et qui dégénéra en démence. Outre la musique, son passe-temps favori était les Échecs. Il y jouait fréquemment avec son assistant Hermann Hirschbach, cofondateur du Deutsche Schachzeitung de Leipzig. Le jeune Johannes Brahms, pupille de Schumann, également compositeur et pianiste, répondit à cette question « qu’avait-il appris de son mentor ? » par « Rien de moins que les Échecs ». Dans sa ville natale Zwickau, dans la Schumann-Haus, une exposition permanente, permet d’admirer non seulement ses partitions musicales, mais aussi une part de sa vie de joueur d’Échecs. Entre autre son échiquier de voyage :

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La position représentée vient d’un de ses carnets.

En 1826, Schumann écrit dans ses cahiers d’écolier : « Parmi les jeux en faveur en Allemagne, j’indique le plus commun et je suis l’un de ses pratiquants, le billard. Le bon joueur de billard est plus capricieux, mais dispose également d’un bon caractère, le joueur d’Échecs possède toujours un tempérament plus froid, mais avec de bonnes manières et un caractère plus solide. » Une autre phrase à noter : « Les Échecs sont une bonne façon d’exercer votre force mentale ».  Son ami de ses années d’étudiant, Moritz Semmel, écrivait dans une lettre datée du 8 octobre 1856 : « Ses seules distractions sont : converser avec ses amis et jouer aux Échecs, où il est un maître. Quant aux jeux de cartes, il les hait presque autant que la fréquentation des cafés ».

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Journal de Schumann avec annotation sur des finales.

Il comparait souvent musique et les Échecs : « La musique est comme les Échecs. La Reine (la mélodie) a le plus de pouvoir, mais le roi (l’harmonie) est décisif ». Voici, interprété par Yevgeny Morozov, la première partie du Carnaval Opus 9 :

Rudolf Heinrich Willmers (1921-1978), pianiste et compositeur de problèmes d’Échecs, tout en jouant Carnaval de Schumann au cours d’un récital à Copenhague, s’arrêta tout à coup, griffonna rapidement quelque chose sur sa manchette, puis reprend son exécution. Il expliqua plus tard qu’il avait été aux prises pendant toute une semaine avec un problème difficile, lorsque la solution lui était venue dans un flash. « Je devais noter pour la sortir de ma tête et me concentrer entièrement sur ​​mon jeu », expliqua-t-il après le concert.

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