Lénine : le jeu des puissants

Lénine
Oliver Dunne & Siobhan Mc Cooey – Lénine jouant aux Échecs, collage.

Vladimir Ilitch Lénine (1870-1924) s’intéressait aux Échecs et joua dans les cafés européens durant son exil. À son retour en Russie, il ne joua plus aux Échecs que sur le plan géopolitique, avec un enjeu beaucoup plus élevé : la vie et la mort ! Sa maîtrise du jeu du pouvoir fit de lui le fondateur de l’État soviétique et la figure de proue du développement de l’école soviétique des Échecs.

Lénine était un joueur redoutable même si, selon l’auteur russe Maxime Gorki, il se fâchait quand on le battait. Voici une partie de Vladimir Lenine lors d’un séjour chez Maxim Gorki à Capri, entre le 10 et 17 avril 1908 :

Lénine affrontant Alexander Bogdanov en 1908, ches Maxim Gorki à Capri.

Décoder le langage des mains…

langage non verbal

… ET GAGNER AUX ÉCHECS

« Les mains parlent d’elles-mêmes. D’ailleurs, si vous êtes un joueur d’Échecs, lire cet article vous fera certainement remporter un grand nombre de parties, nous conseille Romain Collignon dans Décodeur du Non-verbale. Il existe deux gestes typiques que l’on effectue avec les mains, chacun traduisant un état d’esprit diamétralement opposé. Comme toute communication non verbale, ces gestes sont inconscients. Alors, pourquoi ne pas en tirer parti pour gagner ? Imaginez la situation. Vous jouer et c’est à votre tour. Vous déplacez votre main pour saisir une pièce et laissez votre doigt au-dessus montrant ainsi que vous avez l’intention de jouer cette pièce. Vous regardez votre adversaire et vous voyez qu’il vient de s’asseoir confortablement en arrière dans son siège joignant ses mains en prière. Il est fort à parier que votre prochain coup (pas encore joué heureusement) n’est pas la meilleure stratégie et il serait plus judicieux de s’abstenir de le faire. Si par contre vous faites ce même geste au-dessus de la pièce et que sa réaction soit de croiser ses doigts ou ses bras, cela veut dire que votre adversaire n’aimera a priori pas votre prochain coup. Conclusion, jouez ce coup ! »

MP_1076668Le langage corporel du joueur nous donne sans aucun doute des indices sur sa pensée. Notre comportement devant l’échiquier n’est pas aléatoire, il est provoqué par bien des facteurs. N’oublions pas que nous sommes que des singes dénaturés, aurait dit Desmond Morris, communiquant non seulement avec les mots, mais avec notre gestuelle également. Les paralangages accompagnent et renforcent notre parole, ils sont une communication silencieuse… et pourtant ils contribuent au jugement de l’autre. Le langage du corps interviendrait pour 55 % contre 7  % pour la parole. Le reste (38 %) sera le ton de notre voix. Le non verbal contribue donc à hauteur de 93 % pour l’impact du message donnée à l’autre. Il est donc plus facile de cacher la vérité, ou ses intentions par les mots que par les gestes. La communication non verbale représente un potentiel sous-exploité chez l’individu, car souvent ignoré. Le secret des forts joueurs n’est peut-être pas qu’ils jouent mieux que le commun des mortels, mais réside dans leur habileté intuitive à lire nos pensées et même à les anticiper.