Maria Helena Vieira da Silva

Vieira da Silva
Maria Helena Vieira da Silva – La partie d’Échecs, 1943.

« J’ai songé à ce tableau très longtemps avant de commencer à le peindre, écrit Vieira da Silva,  une longue gestation. J’avais la notion de ce que je voulais faire, puis je dessinai de petits carrés et les joueurs apparurent d’eux-mêmes. Ils émergèrent du fond, ce n’était pas mon intention, pas ce que j’attendais, mais je fus satisfait qu’ils le fassent ». Maria Helena Vieira da Silva est née à Lisbonne en morte à Paris le , est une artiste peintre portugaise appartenant à l’École de Paris.

L’échiquier s’étend autour des personnages. « Étiré à l’infini, se confondant avec le carrelage au sol, il fusionne peu à peu avec les protagonistes. Mise en abîme de l’homme absorbé corps et âme par le jeu. L’espace qui se déploie autour des joueurs, cet échiquier géant, n’est plus ici l’espace matériel, mais bien l’immatériel espace où se déroule à l’infini la pensée ». La Labyrinthèque

Vieira da Silva
Maria Helena Vieira da Silva – Xeque-mate (Échec et mat),  huile sur toile 89 x 116 cm,1949.

Réalité mécanique

Marcel Duchamp

Une partie d’Échecs est visuelle et plastique, et si elle n’est pas géométrique dans le sens statique du terme, elle est mécanique, car toujours en mouvement. C’est un dessin, une réalité mécanique.

Marcel Duchamp

Traduit de l’anglais : « A game of chess is a visual and plastic thing, and if it isn’t geometric in the static sense of the word, it is mechanical, since it moves. It’s a drawing; it’s a mechanical reality ».