Allégorie Amoureuse

Allégorie Amoureuse
Tapisserie murale (laine tricotée), Région du Rhin-Moyen (1410 – 1430).

Cette tapisserie met en scène l’amour entre Guillaume d’Orléans et Amélie, la fille du roi d’Angleterre. « Bien plus qu’un pur divertissement de la pensée, écrivent Amandine Mussou et Sarah Troche¹, les Échecs sont là pour désigner autre chose – un ailleurs, un au-delà qui refléterait, fidèlement ou en le déformant, le monde réel ».  Le Moyen-Âge perçut la puissance allégorique du jeu dès son implantation en Occident et exploita sa richesse symbolique : les pièces de l’échiquier peuvent refléter la société civile, être à l’image de la stratégie militaire, mais aussi servir d’allégorie aux batailles amoureuses. L’affrontement des joueurs est une métaphore à peine voilée de l’affrontement des amants lors de la conquête amoureuse, renforcée par les plis du vêtement de la dame dessinant un sexe féminin et par l’oiseau de proie qui inclut celui qui le porte dans l’univers de la chasse, et donc de l’action. Toute cette symbolique n’échappait pas à l’homme du XVe siècle. Lire à ce sujet l’artice Érotisme échiquéen.

¹ Amandine Mussou est AMN à l’université Paris IV-Sorbonne et Sarah Troche est ATER à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Mercédès

Mercédès
Publicité pour Mercedès de Mike Pawley, publié en septembre 2008.

Cela me rappelle la blague :
Sur les lieux d’un tournoi international, un journaliste interviewe le jeune fils d’un grand champion d’Échecs :
Que veux-tu faire plus tard, mon petit ?
Je veux être arbitre !
Comment ? Tu ne veux donc pas être champion, comme ton père ? Et pourquoi veux-tu devenir arbitre ?
Parce que tout à l’heure, mon papa m’a dit : « Regarde moi cet imbécile toujours bien habillé, qui descend de sa Mercédès neuve : c’est l’arbitre ! »