Fanfare de cavalerie

Je donne l’ordre, et je vois sur-le-champ
De mon roi fier, mais immobile encore,
Le cavalier s’élancer de mon rang
Pour s’opposer à la marche du Maure

« Ces vers me rappellent une anecdote, rapporte l’Abbé Jean-Joseph-Thérèse Roman de Couvet, qui fut un adversaire de Jean-Jacques Rousseau, dans Les échecs : poème en quatre chants, dont je ne garantis pas l’authenticité, mais qui mérite ici une place par sa gaîté et par son rapport avec le jeu d’Échecs :

Le cardinal Duperron, jouant aux Échecs avec Henri IV, lâcha un pet au moment où il plaçait un cavalier. Il se fit pardonner cette liberté au monarque qui en rit beaucoup :

Au moins, Sire, ce cavalier n’est pas parti sans trompette ».

cardinal Duperron
Le cardinal du Perron, célèbre poète proche de Ronsard et à qui le roi Henri IV attribuera sa conversion.

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