Tintin au Tibet

Tintin au Tibet (1960) est le 20e album des aventures du célèbre reporter du Petit Vingtième. En vacances à Vargèse, une station savoyarde imaginaire, avec le capitaine Haddock et le professeur Tournesol, Tintin apprend par le journal une catastrophe aérienne au Tibet. Le soir même au cours d’une partie d’échecs avec le capitaine, Tintin s’endort et fait un rêve où il voit son vieil ami Tchang, seul dans la neige, l’appelant au secours.

Tintin Tibet
Hergé, Tintin au Tibet 1960
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herge

Mathématiques et jeu d’Échecs

Les mathématiques comme les Échecs sont un jeu. Vingt-cinq ans  avant Deep Blue, François Le Lionnais, mathématicien et président de l’association des écrivains scientifiques, parle des Échecs et du jeu sur l’ordinateur dans l’émission Horizons, le 20 novembre 1972. L’acteur Philippe Nicaud, conseillé par son fils, 9 ans, affronte un ordinateur. L’archaïsme du matériel fait aujourd’hui sourire et permet de mesurer le chemin parcouru.

Les Échecs : pure logique mathématique ?

françoise giroud

Les Échecs ne sont pas le champ de l’intelligence, du talent, de l’imagination, mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique.

Françoise Giroud

François Giroud semble avoir la dent dure avec nos génies échiquéens. C’est le danger d’une citation hors de son contexte. Le propos de cette grande dame est moins violent, car elle écrit dans La rumeur du monde, Journal 1997 et 1998 : « Mauvaise nouvelle : Deeper Blue, l’ordinateur, a battu Kasparov aux Échecs. Cela est bien triste. Ainsi, les Échecs ne sont pas le champ de l’intelligence, du talent, de l’imagination, mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique. Et là l’ordinateur, qui est bête a été le plus fort.

Il paraît que Kasparov n’était pas dans son assiette. Tout de même… Quelle chute ! Comment se consoler ? En pensant que Deeper Blue, ce sont des hommes qui l’ont fabriqué. En ce sens, sa victoire est une victoire humaine, non celle de la machine ».

« Aucun ordinateur ne me battra ! » avait dit Garry en 96. « Si je perds, cela signifie que les ordinateurs nous menacent désormais dans les dernières sphères qui étaient sous contrôle humain, comme l’art, la littérature ou la musique ».

Deep Blue avait été renforcé après le match de l’année précédente contre Kasparov et officieusement surnommé Deeper Blue. Le score était à égalité à 2 ½ – 2 ½ : Kasparov avait gagné la première partie, perdu la seconde (après avoir abandonné dans une position nulle), et annulé les parties 3, 4 et 5 (après avoir eu des positions avantageuses dans les trois).

Voici la sixième et dernière où Kasparov ne résiste que 19 coups dans une partie d’à peine plus d’une heure. Cette victoire, où un ordinateur pour la première fois battait un champion du monde en titre dans un match, attira beaucoup l’attention des médias.

En 1997, explique Pierre Nolot,  Kasparov dans le monde, a perdu en jouant très en dessous de son niveau. Il a concédé une partie qui aurait fini en match nul, et dans la dernière partie, il a tellement mal joué que des rumeurs ont courru l’accusant d’avoir perdu intentionnellement, ce qui est peu probable vu son ego. Dépité par sa défaite, Kasparov a insulté les concepteurs de Deep Blue en les accusant d’avoir triché. Pour lui, il était inconcevable de perdre face à une machine ; il a même sous-entendu que c’était Karpov, caché quelque part, qui jouait contre lui. Les ingénieurs d’IBM ont tout arrêté, et ça a été la fin des grands matches entre l’homme et la machine.