Face à Face

Face à FaceFace à face (Knight Moves), réalisé par Carl Schenkel en 1992,  est un thriller un peu daté par son esthétique, il n’en demeure pas moins un film agréable à suivre et prenant de bout en bout grâce à l’ambiguïté du personnage principal interprété par Christophe Lambert qui ferait le coupable idéal. 1972, dans l’État de Washington. Un tournoi d’Échecs oppose deux adolescents. À la fin de la partie, le perdant transperce la main de son adversaire avec un stylo. Un psychologue explique au père du jeune dément que celui-ci ne doit plus jamais s’approcher d’un échiquier. Lorsque, à quelque temps de là, le père quitte le domicile conjugal, la mère s’ouvre les veines sous les yeux du garçon, qui joue placidement aux échecs.

Quelques années plus tard, à Portland, le vainqueur d’un tournoi international, Peter Sanderson, passe la nuit avec son attachée de presse. Le lendemain, on retrouve le corps de la jeune femme, exsangue. Bien évidemment, la police soupçonne Peter. « Au départ, une bonne, voire même excellente idée de scénario, écrit Vincent Remy pour Télérama, sur une île du Pacifique où se déroule un tournoi, un mystérieux tueur conçoit chacun de ses meurtres comme un coup sur un échiquier. Le maître Peter Sanderson (Christophe Lambert) est-il l’instigateur ou la victime de cette partie sanglante ? À l’arrivée, échec sur presque tous les tableaux : des personnages convenus, de fausses pistes balisées et un coup de théâtre final qui frôle l’arnaque. L’intimisme, en revanche, est calamiteux : Christophe Lambert et Diane Lane au lit — à l’écran comme dans la vie ? — c’est voile de tulle, soul music, et ralentis extatiques. L’érotisme kitsch comme on n’en avait plus vu depuis longtemps ».

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