Orgueil

Bogoliubov
Efim Bogoljubov au cours d’une simultanée dans les années 50.

Quand je joue avec les Blancs, je gagne parce que je fais le premier coup. Quand je joue avec les Noirs, je gagne aussi parce que je suis Bogoliubov.

Efim Dmitriyevich Bogolyubov

« Au cours de tournois, écrit Emil Joseph Diemer, il m’est arrivé souvent de me trouver en compagnie d’Alekhine pendant des semaines. Nous étions de très bons amis. Bogoljubov et moi étions également très amis, mais c’était différent. Ce dernier avait le contact excellent, quelqu’un avec qui l’on pouvait, comme dit le proverbe, voler des chevaux ensemble! C’est qu’il était un enfant du peuple. Originaire de la ville de Kiev, il était d’ailleurs au départ, destiné à devenir prêtre orthodoxe. Ses parents étaient ce que l’on appelle ordinairement des petits-bourgeois. Alekhine, au contraire, était officier du Tsar et descendait d’une vieille et noble famille. Il n’était donc pas possible de se comporter avec lui sans faire de façons ».

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