La Partie d’Échecs de Van Leyden

Échecs Leyden
Lucas van Leyden, peintre et graveur hollandais (1494 – 1533) – La Partie d’Échecs, vers 1508

Une jeune femme et un homme dispute une étrange partie, les Échecs du Messager (Kurierspiel en allemand), variante ancienne du jeu, souvent métaphore de la rencontre amoureuse, qui s’était propagée depuis le XIIIe siècle. La jeune femme assise est conseillée probablement par son père. En face d’elle, son futur mari détourne son visage et plisse les yeux, semblant se désintéresser du jeu. Il ne devrait pas ! Les pièces ne sont guère identifiables, mais il est en mauvaise posture, la gente demoiselle s’apprête à lui donner échec de sa Tour.

Échecs Leyden

Les Échecs du Messager étaient un jeu de plateau de la famille des Échecs, qui dans sa forme originale se joua pendant au moins 600 ans. La pièce du Messager est l’ancêtre de notre Fou moderne et ce jeu joua un rôle important dans l’évolution des Échecs médiévaux vers la modernité.

Poison échiquéen

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Il n’y a pas de remords comme les remords aux Échecs. Ce sont une malédiction pour un homme. Il n’y a pas de bonheur aux Échecs. La passion pour jouer aux Échecs est l’une des plus inexplicables dans ce monde.

Herbert George Wells

En 1897, Herbert George Wells publie un essai  intitulé Certaines questions personnelles (Certain Personal Matters), où dans un des articles, il livre sa vision peu aimable des Échecs. En fait, comme beaucoup de joueurs, il entretenait avec ce jeu une relation ambivalente de haine et de passion mêlées. « Si vous voulez détruire un homme, apprenez lui les Échecs. Vous pourrez l’annihiler plus sûrement qu’avec le poison », disait-il encore.