Le jeu d’Échecs fortifie des qualités précieuses

Francklin

Le jeu d’Échecs fait naître et fortifie en nous plusieurs qualités précieuses dans le cours de l’existence, telles que la prévoyance, parce qu’il oblige à anticiper ; la vigilance, parce qu’il exige que l’on observe tout l’échiquier ; la prudence, parce qu’il faut se garder de jouer des coups sans réfléchir ; enfin, nous y apprenons la plus important, une leçon pour toute la vie : quand tout semble aller mal, nous ne devons jamais nous décourager, mais toujours espérer que les choses iront mieux, toujours chercher résolument la solution de nos problèmes.

Benjamin Franklin, La morale des Échecs

Comme tant de personnalités de son époque, le savant et homme d’État américain Benjamin Franklin (1706-1790) était un joueur d’Échecs passionné.  Il s’intéressa sérieusement au jeu à partir de ses 27 ans et quand il vint à Paris en tant qu’ambassadeur en 1776, il fréquenta assidûment le célèbre Café de La Régence. Sa Morale, publiée pour la première fois dans le journal Columbian Magazine en 1786,  est un court essai s’inspirant des sermons allégoriques du Moyen Âge comme celui du moine dominicain Jacques de Cessoles.

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